(Wedding post) / J’ai le mari et les pompes, c’est déjà pas si mal.

En fin de compte, c’est pas si compliqué d’organiser un mariage. Certes, j’appréhendais un peu la préparation (mon optimisme légendaire, tout ça) à force de lire sur des forums des messages du genre « help, je me marie en 2019, et nous n’avons toujours pas défini la couleur des naperons et des chemins de table » (mais qui met des naperons et des chemins de table en 2017 déjà?). Bon, je dis pas qu’il m’arrive jamais d’avoir des sueurs froides quand j’ouvre le fichier Excel de nos dépenses, mais après tout, même s’il nous reste 0 économie, AND SO WHAT, est-il absolument nécessaire de se nourrir ?!

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Donc alleluia, cette semaine, j’ai coché 3 choses de plus sur la liste interminable des choses dont on pense ne jamais arriver à bout mais en fait si, à savoir :

1- Les chaussures : des mois entiers à Googler « chaussures paillettes », dans toutes les occurrences et dans toutes les langues, ça devenait un emploi à plein temps je vous dis. Après avoir éliminé les pompes de drag queen et les Jimmy Choo à 800 balles, j’ai songé un temps au DIY « bombez vos escarpins de colle glitter UHU » avant de me rappeler à quel point j’étais incompétente en travaux manuels. Bref, je finissais toujours par tomber sur d’obscurs sites asiatiques commercialisant des contrefaçons à 9 euros (pour ce prix-là, l’anthrax vient avec) et j’ai plusieurs fois invoqué l’esprit de Carrie Bradshaw pour me venir en aide.

Hangisi

Ah, et pour votre parfaite information, la paire que porte Carrie Bradshaw à son mariage coûte 860 boules.

Finalement, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et j’ai embarqué Camcam pour faire les magasins (j’avais besoin d’un soutien moral car, disons-le, je commençais à me chauffer pour débarquer en Crocs – pailletées, of course). La suite, je vous la fais courte, enfin plus courte que cet après-midi où on a fait 10 boutiques pour finalement ressortir avec la toute première paire sur laquelle j’avais flashée. (Ma mère les déteste). (Je m’en fous). (Penser que j’allais porter des sandales blanches, c’est bien mal me connaître).

2. Les faire-parts : curieusement, c’était une étape bien bien reloue alors que je pensais que ça passerait comme une lettre à la Poste.

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(Lettre/Poste/Faire-part, t’as compris?) (Jeu de mots, Ramuchooo) (Hommage à ma grand-mère) #bigdil

L’industrie du faire-part, c’est quand même un truc curieux, parce que dès que tu veux sortir du traditionnel :

« Monsieur et Madame le Colonel Edmond FERRAND DE LA RISSAUDIERE,

Monsieur et Madame Charles-Patrice DE RESNAY DE SAINT MICHEL, Chevalier de la Légion d’honneur,

ont la joie de vous annoncer le mariage de leur enfants, Edouard et Cunégonde »

eh ben ACCROCHE-TOI A TON SLIP. J’avoue, je suis un peu la Kim Jong-un du faire-part, je ne tolère ni papillons, ni rose, ni dentelle, ni petits coeurs partout, ni papier irisé, ni arabesques, soit 95% de ce que propose l’internet mondial. Ca nous aura valu d’intenses débats avec JPS et à la fin, on était tellement saoulés qu’on a songé à envoyer une invitation Google Calendar à tout le monde.

Anyway, on a fini par s’entretuer trouver un accord et une fois les fameuses invits reçues, il a fallu aller les poster (on en revient toujours à cette histoire de lettre à la Poste, vous remarquez).

Alors c’est fastoche pour les invités vivant en France, mais on avait surtout une bonne vingtaine d’invits à envoyer à l’étranger, et c’était quasiment JAMAIS le même pays. Dooooonc je me rendis joyeusement à la petite borne « affranchissement » de la Poste pour timbrer tout ça, parce que je sais pas si vous connaissez le tarif pour St Barth mais moi non (ouais, j’ai un ami qui habite à Saint Barth, il connaît même Johnny mais je raconterai ça une autre fois).

Et c’est là que les réjouissances commencent. Parce que pour commander une vignette, il faut:
– cliquer sur « Affranchir une lettre »
– puis sur « Monde »
– taper le nom du pays
– cliquer sur le nom du pays
– valider le nom du pays
– peser la lettre
– choisir si on veut un envoi simple, suivi ou par pigeon voyageur
– choisir le nombre d’étiquettes
– re-valider à nouveau
– choisir « affranchir un autre envoi »
et ainsi de suite pour chaque pays. VINGT FOIS DE SUITE DONC
En plus, avec mes petits doigts boudinés, j’avais tendance à appuyer sur les mauvaises touches, du coup ça faisait « JABON », la borne ne reconnaissait pas le pays et j’étais là « mais J-A-P-O-N bordel à nouilles, JA-POOOON », parce que franchement, à une lettre près, elle pourrait s’en douter.

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J’ai mis une bonne demie-heure à tout commander, puis j’ai enfin validé et un code de carte bancaire plus tard, la borne a commencé à imprimer les vignettes. Et là, c’est le drame : Y’AVAIT PAS LE NOM DES PAYS DESSUS. Et évidemment, j’avais pas retenu les tarifs exacts pour chaque destination, je me souvenais seulement m’être dit « ah ça va, c’est pas si cher la Nouvelle-Zélande vu la distance, je devrais écrire plus souvent à Thomas », mais c’est tout.

Du coup, j’ai dû à nouveau simuler une commande, avec la borne et mes doigts boudinés, et noter un à un les tarifs. J’ai jamais passé autant de temps à la Poste, mais voyons le côté positif : je pense que je peux maintenant demander une VAE affranchissement.

3 – La coiffure :  bon, en vrai, ce point n’est pas du tout réglé. Déjà parce que je ne trouve pas le sujet passionnant en soi et que même quand je me motive pour me faire un super brushing, j’ai l’air d’un bobtail une heure après. Ensuite parce que la grande tendance chez les mariées en ce moment, c’est la couronne de fleurs : déjà que je me marie à la campagne, autant dire que je souhaiterais limiter le côté Caroline Ingalls.

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J’ai quand même poussé la porte du salon de Léon, le coiffeur de ma belle-mère, « celui qui est homosexuel mais qui coiffe très très bien » (2017, oui, on est en 2017). On a commencé à discuter et au bout de 5 minutes, il me racontait la vie de la moitié du village :

– Madame Cresson, que j’ai coiffée pour son mariage, elle a trompé son mari le soir même de leurs noces ! (nb : A partir de là, je me suis jurée de ne jamais rien dévoiler de personnel à Léon).

Direct, il a semblé comme pris d’une révélation divine, il m’a regardée attentivement et m’a dit « aaah, j’ai une idée qui me vient tout de suite en vous regardant, quelque chose qui vous irait SU-PER bien ». Moi, j’avais glâné 2-3 photos sur Pinterest sans grande conviction, et il avait l’air si inspiré que j’ai dit « banco, you can do what you want, what you really really want ».

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=> Leçon à retenir : arrêter de faire confiance aux inspirations des gens qui ne me connaissent pas.

C’était pas vilain, hein. Mais Léon, en tant que coiffeur, il doit lire « Gala » et « Point de vue » toutes les semaines, ça doit influencer son travail et du coup il m’a fait un chignon dans le style « Tatiana épouse le Prince Philip de Suède », qui ressemblait à tout sauf à moi. Même JPS m’a pas reconnue :

– Non mais c’est bien fait hein…
– Ca va, je compte pas garder cette coiffure pour le jour du mariage
– Ah ouf, tu me rassures !

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