« Mais… Gigi? C’est toi que je vois là-bas dans le noir? »

Toc toc toooooc. Evidemment, y’a plus personne, mais c’est ma faute, à force d’écrire tous les 6 mois ! Mais booon, c’est le dernier jour de 2017, l’occasion de faire le bilan comme le chantaient Jacki et Ben-J, et puis comme je l’avais déjà fait en 2014 et 2015, allons-y Alonso !

Disons que grosso modo, 2017 était une bonne cuvée, principalement parce que j’ai passé une grande partie de l’année à préparer le W.E.D.D.I.N.G, ce jour un peu fou qui m’a apporté encore plus de bonheur que je n’aurais pu l’imaginer (ah, ça, je risque de passer les prochaines minutes en mode larmichette, alors si tu y es allergique, je t’encourage à te reporter au paragraphe suivant). J’avais souvent entendu des gens dire que c’était le plus beau jour de leur vie, et honnêtement je trouvais ça un peu con/triste, mais depuis, j’ai compris. Recevoir autant d’amour dans une journée, de sourires de partout, être entouré des gens auxquels on tient le plus, ceux qui sont là depuis toujours et avec lesquels on a grimpé des montagnes, mais aussi d’autres plus récents, ceux que l’on voit peu mais qui sont présents dans les moments importants, toute cette bienveillance, ces petits gestes même dérisoires qui ont pour unique but de nous faire plaisir, de nous aider à profiter de ce jour, les mots attrapés à la volée et que l’on essaie à tout prix de retenir, des instants cachés mais précieux, et puis, pouaaaah, encore une fois je me répète, mais de l’amour, de l’amour et rien que de l’amour. Et je ne vous parle même pas de l’essentiel, le plus grand et le plus beau dans tout ça, épouser JPS, nous unir, c’était tellement fort, tellement au-delà de tout ce que j’aurais pu penser vivre, j’en suis encore émue à chaque fois que j’en parle, voyez.

Voili, voilou pour le mariage. Mais 2017, c’est également 364 autres jours et parmi eux, en vrac :

  • 3 coupes de cheveux, donc la dernière COMPLETEMENT FOIREE. Déjà, une semaine avant le mariage, la coiffeuse à qui j’avais demandé d’unifier ma couleur (ben oui, j’ai pas les moyens d’aller en salon faire des retouches tous les mois, vis ma vie de meuf qui a des cheveux blancs depuis ses 17 ans), en prenant bien soin de préciser « attention, pas trop foncé » s’est complètement plantée et m’a fait une couleur noir corbeau. Résultat : j’avais la coupe de Cher le jour de mon mariage. Déjà, c’était un sérieux indice que j’aurais dû me méfier. Quand j’y suis retournée il y a 3 semaines, j’ai carrément eu droit à un carré une coupe au bol genre Mireille Mathieu, dégradée bien court sur le devant, et avec mes cheveux qui remontent sévère en bouclant, je ressemble à… à rien, en fait. 2018 commencera donc sous le signe des cheveux attachés (même s’ils sont tellement courts qu’une bête queue de cheval est impossible).
  • Toujours plus de boulot, une nouvelle co-bureau qui a posé sa démission au bout de 6 mois quand elle s’est rendue compte à quel point c’était l’enfer, d’autres collègues sympathiques avec qui je peux partager ma passion pour les années 80, et d’autres complètement cons qui pensent que je suis à leur service. Le positif reste quand même que ma boss m’a filé une augmentation pour éviter que je claque la porte. Bref, bilan mitigé. Je ne suis toujours pas épanouie dans mon travail, j’ai toujours très envie de changer de voie mais le problème est le même : je ne sais pas quoi faire de ma peau.  Il faut vraiment que je travaille sur moi et la confiance que je me porte, et comme n’a cessé de me le répéter mon ex-co-bureau : « Charlie, tu dois apprendre à te va-lo-ri-ser » . En 2018, j’essaierai donc d’apprendre à garder la tête haute, me dire que si j’ai de bons résultats c’est peut-être parce que je le mérite, que je suis pas troooop concon, et à m’affirmer de manière générale. Programme chargé, donc.
  • 2017, c’était pas une grosse année niveau famille. Apprendre à ne pas souffrir de la dépression de mes parents, vivre ma vie malgré cela : j’ai déjà un peu avancé sur ces points cette année, mais ce n’est pas encore fini (oula, non). J’ai au moins gagné un peu de sérénité par rapport à mon frère, qui a été tellement présent pour moi lors du mariage. Voilà, je n’ai pas la vie familiale que j’aurais souhaité, j’envie sacrément les familles unies, j’ai parfois un pincement au coeur quand j’entends certains me raconter les week-ends passés avec leurs tribus, mais j’ai progressé de ce côté-là.
  • Cette année a aussi été marquée par ma pratique de la méditation, même si ça fait déjà quelques années. Je me suis remise à un rythme quotidien, voire bi-quotidien, avec quelques périodes de relâche parfois. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça me fait beaucoup de bien, en me permettant de prendre de la distance et d’appuyer sur le bouton « pause ». Grâce à la méditation, j’ai aussi appris à renoncer quand il le fallait : j’ai réalisé que je ne pouvais pas aider tout le monde. Je ne supporte pas de voir les gens que j’aime aller mal, c’est viscéral,  j’ai envie de les aider mais ça ne marche pas toujours, et quand je réalise à quel point je suis impuissante, ça me rend triste, en colère même.  J’ai fini par réaliser que, parfois, certains ne sont pas prêts à recevoir de l’aide ou se complaisent dans des situations négatives pour des raisons qui leur appartiennent. Que l’on ne peut pas aider quelqu’un qui ne le souhaite pas . Que ce n’est pas forcément moi que l’on rejette en faisant ça. J’ai appris à lâcher prise, à prendre de la distance, et même s’il m’arrive de toujours ressentir de la frustration , je le gère bien mieux.

Voilàààà, mine de rien c’était une année chargée ! Au menu de mes bonnes résolutions : reprendre ce blog. Ouais ouais, j’y crois ! En attendant, passez une bonne soirée les enfants, soyez prudents sur la route (les conseils de Mamie Charlie) et A L’ANNEE PROCHAINE COMME ON DIT.

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Le jour où j’ai voulu devenir rousse. Non, ce n’est pas un blog beauté.

Je pense que s’il est une véritable épreuve dans la vie d’une fille, c’est celle d’aller chez le coiffeur.
Encore plus quand on a des cheveux pourris comme les miens : fins comme une toile d’araignée, secs comme une botte de paille, bouclés un jour sur deux (le reste du temps, rêches comme une Spontex usée). Je ne m’en plains pas, ils me font la misère depuis 25 ans, j’ai dépensé trois SMIC dans des sérums, masques, capsules anti-chute, mousses coiffantes, disciplinantes, ébouriffantes, restructurantes, redensifiantes, et plein de trucs en -antes, mais rien n’y fait, je suis un désastre capillaire permanent. Je m’en fiche, j’ai de forts beaux poignets, tu peux pas test, chaiii. 
N’en demeure pas moins que la visite chez le coiffeur est toujours l’occasion de me rappeler que ce que je me trimballe sur la tête relève plus du fox terrier que de la chevelure de princesse. D’abord parce que le coiffeur a TOUJOURS la même réaction :
– Mon dieu, qu’ils sont secs !
Il dit pas « ils sont secs » genre « ah c’est embêtant, ils sont secs », non. Il dit ça comme si on lui annonçait le kidnapping de son fils : 
– Oh mon dieu, Kevin a été enlevé ! Oh mon dieu que vos cheveux sont secs !
A chaque fois, j’ai presque envie de le consoler. Oui, mes cheveux sont vilains, oui je fais des soins, non tu ne pourras rien pour me sauver, coupe-moi juste un peu les pointes et ça ira très bien. 
Cette fois-ci, je voulais être rousse. J’avais décidé que puisque j’étais née avec une peau de rousse et tous les inconvénients qui vont avec, je devais réparer l’injustice qui m’avait rendue brune. Et ainsi mettre fin au surnom débile que mon cousin me donne depuis dix ans : 
– Hey Nolwenn Leroy !
– Hein?
– Bah oui, t’es brune, t’as la peau comme un cachet d’aspirine et les yeux clairs ! Nolwenn ! Nolwenn ! 
Il faut dire que ma copine Laurence m’a un peu poussée. Quand je dis « un peu », c’est un euphémisme : elle m’a harcelée à base de deux textos par jour pendant trois mois. Même si je sais qu’elle est de bon conseil, j’avoue avoir parfois un peu douté :
– Ce qui t’irait bien, c’est un roux à la Fifi Brindacier !
– Euh…
– Un truc carotte, bien flash, qui collerait avec ta personnalité d’adoreuse de paillettes ! Pourquoi t’aimes pas?
– Parce que j’ai un emploi.
J’ai demandé son avis à Jean-Philippe Star pour la forme, mais depuis qu’un jour je suis revenue de chez le coiffeur avec 20 centimètres de cheveux en moins et qu’il a mis 2 heures à s’en rendre compte, son droit de veto conjugal lui a été retiré. En plus, le seul truc qu’il aime, c’est les mèches sur le front : 
– A ton avis, je coupe comment?
– Avec une mèche sur le front !
– Mais quelle longueur ?
– Une mèche sur le front !
– Tu crois que je dégrade?
– Oui, pour faire une mèche sur le front.
Comme le dit ce bon Claude François, le coiffeur, « ça se chante et ça se danse, et ça revient, ça se retient comme un chanson populaire ». J’ai donc eu une fois de plus droit au célèbre refrain « vos cheveux sont moches », mais avec une petite variante :
– C’est drôle, on dirait que vous avez gardé vos cheveux de bébé. 
– Ah?
– Oui. Fins, mous, quasi-inexistants, sans intérêt.
– …
Se faire teindre les cheveux, c’est pas ce qui est le plus long. Non, ce qui prend le plus de temps, c’est de demander à la coiffeuse de se connecter sur Internet pour lui montrer des exemples de couleur qu’on aime bien : 
– Alooors… G-O-G-O-L-E.
– Euh,  je crois qu’il faut taper « Google » en fait.
– G-O-U-G-U-E-U-L-E. 
– …
– Ah, il m’a encore ouvert une pub ! Je vais devoir redémarrer l’ordinateur !
Finalement, c’était cool. J’ai passé 30 minutes avec un casque chauffant au-dessus de la tête et j’ai pas osé bouger de peur de me cramer une oreille. On a disserté sur le thème « Nicolas Bedos est-il bien foutu? » (cherchez pas), débattu sur « Faut-il être pro Karine Lemarchand ou pro Lilian Thuram? » et elle m’a demandé quelques conseils juridiques pour le divorce de son beau-frère (cherchez pas non plus).
Et donc, je suis (un peu) rousse. Je suis pas Christina Hendricks, mais je reconnais que ça fait beaucoup de bien de changer. En plus, j’ai pu lire tous les « Closer » depuis mai 2008, je suis hyper au taquet.

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