Back dans les bacs (oui, bon, j’ai trouvé que ça)

Pfiou. Ca fait un bail que j’ai pas traîné mes guêtres par ici, tiens.

Chuis sûre que vous êtes contents de me revoir (dixit la fille qui a 0 commentaire) (j’assume) (j’avoue, j’écris plus par plaisir que par demandes hystériques de lecteurs) (je serais nulle comme Youtubeuse) (quand même, vous pourriez prendre de mes nouvelles).

Faut dire qu’il s’est passé un tas de trucs depuis la dernière fois. Déjà, ON A DÉMÉNAGÉ. Pour la 6ème fois en 5 ans, tout va bien. Fini le studio minuscule et le mec chelou de l’hôpital psychiatrique d’en face, qui nous regardait fixement en fumant sa clope (et projetait sûrement de nous tuer). On a dit adios à la vieille bique qui nous servait de propriétaire, non sans avoir essuyé sa tentative de pathos à base de « C’est teeellement fastidieux d’être propriétaire… » (non mais je comprends, avoir des appartements à Paris et des villas en Province, ça doit être dur), « Les locataires finissent toujours par s’en aller » (ben oui Mémère, c’est un peu le principe de la location).

blasé

BREF. On a empaqueté nos affaires et j’ai fait preuve d’un optimisme inhabituel en assurant à JPStar « t’inquiètes, ça ira vite, on a trois fois rien« . Comme quoi, être optimiste, c’est tout pourri parce qu’évidemment, on avait beaucoup plus de cartons que prévu, et que, comme par hasard, on a déménagé le seul week-end du mois où il a plu.

Passons également les quelques surprises que nous réservait notre nouveau logement : un chauffe-eau où tu dois choisir si tu veux prendre ta douche ou laver la vaisselle parce qu’il est trop petit pour permettre de faire les deux dans la même journée, le peintre qui devait refaire le salon et qui a tout peint en blanc, sauf les plinthes, qu’il a laissées en jaune pisseux (le mec, ça devait le saouler d’aller jusqu’au bout des choses, il s’est dit « non, je continue pas, j’ai pas envie »), les placards qui ferment pas (JPS, si tu lis ce post, je te rappelle que tu devais les réparer).

wait what

VOU-A-LAAA. Mais rassurez-vous, tout va pour le mieux à présent et, ça y est, on a fêté notre dernier dimanche chez Ikea (dont je connais à présent les références par coeur, vas-y, demande moi où se situent les Vulkeburg, je t’amène au rayon les yeux fermés, sans tricher).

Tout cela pour dire que je vais à nouveau inonder la blogosphère de mes passionnants récits (ma visite chez le dermato, mes débuts laborieux à l’aquagym, bref : ce que le monde attend).

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Farewell, dude.

Yo les petits amis ! 2015 est en train de boucler ses valises pour rentrer chez sa mémé et je ne peux m’empêcher de dresser un petit bilan. L’an dernier, c’était pas jojo, ça sentait même méchamment le Prozac (et encore, si on m’avait dit tout ce qui m’attendait…).

Par superstition, je ne dirais pas que cette année était le pire du pire concentré en 365 jours parce qu’objectivement, il y a toujours plus difficile. Mais je ne pense pas exagérer en disant que j’en ai (bien, bien chié) bavé. Malgré tout, j’en retire un tas d’enseignements, de bons souvenirs parmi les mauvais et des succès dont je peux être fière.

  • Avoir vaincu la séparation géographique avec JPS (ou « Paris-Londres pendant 8 mois ») : certainement la décision la plus difficile à prendre de toute ma vie. 8 mois d’allers-retours, de gros chagrins le dimanche soir, de manque, de solitude, de pieds froids la nuit, de découragement. Mais on a réussi. On est réunis.  Le quotidien reprend ses droits dans tout ce qu’il a de plus banal, mais aussi de plus parfait. Et on est restés une famille, comme on se l’était promis.
  • Avoir tout reconstruit après avoir tout perdu : en rentrant en France, je n’avais plus de toit, plus de meubles, plus de repères. Revenue chez mes parents, je n’avais plus rien qui m’appartenait (ouais OK, j’avais le chat), j’étais dépendante. Comme une enfant, en fait. Petit à petit, j’ai dégoté du travail, un appartement, j’ai recréé un cocon pour retrouver ma place. J’ai appris à relativiser, à cesser de chercher la perfection, à me contenter de moins. J’ai réalisé que je pouvais ressentir du bonheur même dans une situation précaire, un peu bancale, parce que le peu que j’avais, je ne le devais qu’à moi-même.
  • Avoir trouvé mon premier vrai job : après avoir posté des centaines de candidatures, désespéré autant de fois et m’être dit qu’aucun employeur ne voudrait jamais de moi, j’ai fini par trouver. Peut-être pas le job de mes rêves, mais c’est un début. Il m’a permis de dépasser ma peur de la vie active. Je fais mes premiers pas, je découvre la vie en entreprise, ses écueils, ses pièges, je me mange des claques parfois, mais j’éprouve beaucoup de satisfaction malgré tout.
  • Avoir commencé la sophrologie : sortir des bouquins et entamer de vrais cours avec une pro. Même si je ne suis pas épargnée par l’anxiété et la colère, j’ai maintenant des clés qui m’aident à les gérer un peu mieux au quotidien.
  • Avoir cultivé de vraies amitiés : je n’ai jamais eu beaucoup d’amis (soyons honnêtes, je suis associable) mais l’amitié représente pour moi un sentiment, une valeur fondamentale. Quand je suis déçue par quelqu’un, il est en général très difficile de réparer les pots cassés. Avoir été dans la mouise cette année m’a permis de distinguer ceux qui étaient vraiment présents de ceux qui envoyaient un texto tous les 4 mois. Je n’ai pas été surprise. Mais j’ai appris à prendre de la hauteur, à ne pas réagir de façon viscérale, à constater sans me faire de mal. Et à me rendre compte que j’avais, malgré des déceptions, un petit cercle de personnes merveilleuses, solides et qui m’aiment réellement.

Finalement, pour une année pareille, c’est pas si mal ! Je suis heureuse d’avoir résisté, d’avoir activité le mode « survie » et de ne pas avoir renoncé, même dans les moments les plus terribles. Je me sens si chanceuse aujourd’hui. Même si tout n’est pas parfait, même si chaque jour, je relance les dés, même si tout est une succession de mini-batailles, plus ou moins grandes. Je suis fière, apaisée et bien plus sereine qu’il y a un an. Victoire, les mecs.

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Du tribunal à l’hôpital.

Depuis que j’ai commencé mon nouveau job, j’ai de nouveau 5 ans : j’ai envie de faire la sieste l’après-midi et je suis au lit à 21 heures 30 le soir. Si on m’enlève mes ballerines à paillettes et que l’on me met un peu plus de noir à la place, je peux entamer une carrière de nonne.

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Telle une super héroïne de la jurisprudence, j’ai foutu la robe d’avocat au placard et changé de costume. Maintenant, je suis juriste à l’hôpital, j’ai une blouse blanche et je peux parler de trucs méga excitants comme « NFS, chimie, iono, gaz du sang », un peu comme le faisait le Docteur Carter (j‘en profite pour poser les termes d’un débat sensible : on est d’accord pour dire que niveau charisme, Sheperd, à côté de Carter, c’est un beignet, non?!).

Je fanfaronne, mais la veille, j’avais très peur de commencer. Et j’avais raison. Parce que peu après mon arrivée, ma chef (qui peut notamment être qualifiée de : sympa, simple, intelligente et motivante) m’a appris qu’elle quittait son poste à la fin du mois. Que les Ressources humaines ne lui avaient pas encore trouvé de remplaçant. Que j’allais donc sûrement devoir tout gérer toute seule pendant plusieurs semaines. Et qu’en résumé, j’avais trois semaines pour devenir opérationnelle dans un univers auquel je ne connais rien.

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Grosso modo, mes journées ressemblent à : ingurgiter des process (oui, je fais comme tous ces gros cons en entreprise qui utilisent des anglicismes inutiles toutes les 3 phrases), essayer de piger le jargon médical, me retenir de pleurer quand un médecin me parle et que je comprends 1 mot sur 15, retenir les prénoms et les fonctions de tout le monde, supplier ma-boss-trop-gentille de rester 1 mois de plus (ça marche pas), écrire tout tout tout pour ne rien oublier et boire beaucoup de thé.

D’où le coucher à 21 heures 30, la radio dans les oreilles pour feindre un semblant de vie sociale et l’impression constante de porter sur moi l’odeur de l’hôpital (sentir le désinfectant, un rêve devenu réalité). Par contre, si ça vous intéresse, je peux fournir des kits de suture.

Non mais le hasard, les amis, le hasard !

Wesh bro’ (oui, nan, désolée, j’ai décidé de commencer comme ça, je sais pas ce qui m’a pris), telle que tu me vois, je suis reposée, bronzée et pimpante, parce que je reviens de vacances :

jim carreyEn vrai, je ne me suis pas reposée et je suis toujours aussi blanche, la faute à une injustice familiale flagrante en matière de mélanine (c’est simple, on dirait que j’ai été adoptée).

En prenant l’avion du retour, il nous est arrivé un truc de fou avec JPS ! Accroche-toi bien à tes chaussettes, tu vas pas en revenir. Quand je suis montée dans l’appareil (JPS était derrière moi parce que j’ai peur des escaliers, et plus spécialement de ces espèces de petites marches amovibles ridicules qui te portent 4 mètres plus haut pour monter dans la cabine et qui font « BLANCH BLANCH BLANCH » quand tu les gravis), je me suis arrêtée sur place parce que, tenez-vous bien… Le steward était le même que celui qui était sur notre vol pour la Corse un mois plus tôt !!!

OMGEt évidemment, je m’en souvenais, parce qu’autant je suis très mauvaise quand mon patron me demande où en est le dossier Machin (dossier que j’ai traité deux jours plus tôt et dont j’ai déjà tout oublié) , autant je peux me rappeler très précisément de détails de merde, genre la couleur des chaussettes d’un mec que j’ai vu une fois dans ma vie ou ce que je faisais le 1er juin 2009.

En l’occurrence, je me rappelais très précisément de lui, j’ai dit à JPS « HAAAAAN, il était avec nous quand on est parti en Corse !« , et lui, il a pris un air blasé parce qu’il sait que je n’ai aucune mémoire,  et m’a jeté un regard qui voulait dire grosso modo : « tu racontes nawak« .

sheldonEh ben pas de bol, parce que C’ETAIT BIEN LUI. Et il a un peu halluciné que je le resitue exactement :

– Et je me rappelle même du prénom et de la tête du collègue qui était avec vous ce jour-là !
– Ah bon, c’était qui?
– Steve.
– Steve? (éclate de rire et appelle l’autre stewardGeorgie? Georgie, viens voir ! (n.b : je suis sûre qu’il s’appelle Georges en vrai et qu’il le prononce à l’américaine pour se trouver des origines parce que venir des US, ça fait plus cool que d’être breton) Ces gent ont voyagé avec Steve et moi le mois dernier ! Steve, c’est son mari !

Eh ouais, non seulement c’étaient bien eux, mais en plus, Steve et Georgie étaient mariés. Non mais avouez quand même, CE HASARD, quoi. Encore un voyage et je connais toute la famille.

N’empêche qu’on a bien rigolé, et après l’atterrissage, lorsque mon steward (oui, j’utilise un adjectif possessif parce que 2 voyages suffisent à le qualifier comme mon PNC attitré) a pris le micro pour dire aux passagers « la température extérieure est de 8 degrés, nous vous remercions d’avoir voyagé en notre compagnie gnagna« , il nous a passé une big dédicace à base de private joke et a dit que si on le retrouvait sur un autre vol, il ne fallait pas hésiter à le lui dire parce que ça lui faisait vachement plaisir.

Eeeeh ouais.

Breaking news, cotillons et paillettes.

Vous vous rappelez de l’entretien d’embauche que j’ai passé après avoir passé la matinée la tête dans la cuvette des toilettes et l’après-midi à m’auto-gifler pour ne pas m’évanouir?

Eh ben j’ai été priiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise ! 

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Joie, folie et paillettes dans mon cœur, après des centaines de candidatures, des dizaines de « merci mais non merci, va bien te faire voir », des appels de recruteurs qui se disent intéressés et me disent la semaine suivante « qu’en fait, on va pas vous convoquer parce que vous n’avez pas le bon profil », des centaines de demandes restées sans réponse, et des journées entières à me dire que personne ne voulait de moi parce que j’étais une moins que rien…

J’ai.un.travail.

(Tout arrive, messieurs-dames)

Je suis fierté.


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(Bon, vous faites pas d’illusions quand même, hein, je vais probablement passer par la case « aaargh mais je ne serai jamais à la hauteur » et cogiter telle la psychopathe fille fragile, névrosée et sans assurance que je suis).

Merci pour les pensées et les encouragements, les shots d’optimisme et aussi pour tous vos petits inférieur à 3.

Je teste ma zen attitude (ou une histoire d’anniversaire et de mentalités débiles).

Je vous ai jamais parlé de ma copine Fanfan. Toutes les deux, on s’est rencontré quand on était stagiaires dans un cabinet d’avocats dirigé par des oufs qui menaçaient de nous virer si nous n’étions pas « rentables » (vous en faites pas les mecs, des bac +5 à 400 euros par mois, vous en aurez pour votre fric, promis). La première fois qu’elle a fait une imitation de notre boss (qui avait un très gros nez et un cheveu sur la langue, en soi c’était déjà drôle), j’ai dû prendre sur moi pour pas que ma vessie lâche. Déjà, je la trouvais trop cool. En plus, de toutes mes amies, c’est l’une des seules avec lesquelles je peux réellement déballer ma pouffitude et traîner 3 heures chez Sephora, exposer des projets capillaires que je ne réalise jamais (devenir rousse, me faire un carré plongeant, essayer le henné…) et tenir des grilles d’évaluation hyper maîtrisées pour décider si Jean Dujardin et Nathalie Péchalat forment un couple bien assorti.

Fanfan aura bientôt 30 ans. J’avais pas oublié, mais au cas où, sa meilleure amie (que j’ai vue une fois dans ma vie) a jugé bon de le rappeler dans un message collectif sur Facebook :

« Slt, pour les 30 ans de Fanfan, je voudrais organiser une surprise, donc 1) est ce ke vous venez ? et surtout 2) vous mettez combien pour le k-do? »

Hashtag finesse, tact, élégance. 

Il faut savoir que cette fille (que l’on appellera Gracieuse en hommage à sa délicatesse) a déjà créé des pseudo-embrouilles parce que Machine n’avait donné QUE 40 euros pour l’anniversaire d’Untel, que ça faisait franchement rapiat et que bon, quand même, Machine travaille dans les RH, son job doit sûrement être bien payé et qu’elle aurait pu faire des efforts vis-à-vis de Untel, qui, lui, avait donné 60 euros quand c’était son anniversaire. Hashtag glauque.

Bref, des histoires à gerber auxquelles je n’avais aucune envie de participer. Mais va expliquer à une troupe de glandus qui estiment la valeur d’une amitié à celle inscrite sur un chèque de banque que, non, même si tu adores Fanfan du fond du coeur, tu ne peux pas verser une somme à trois chiffres.

J’ai donc voulu m’accorder un petit délai pour trouver comment expliquer à cette pouffe que je suis en CDD et que mes finances ne me permettent pas de claquer un RSA dans un cadeau, quand, 2 jours plus tard, v’là tit pas que, telle une contribuable ayant omis de payer ses impôts, je reçois une relance :

« Slt, G pas eu de réponse, G besoin de promesses de dons pour acheter le cadeau. Dites-moi et je vous envoie mon RIB pour que vous me fassiez un virement ».

Gracieuse s’était carrément mise en mode téléthon, elle demandait des « promesses de don », et attention, la maison n’accepte pas les chèques (j’ai failli lui demander si elle craignait que je lui fasse un chèque en bois).

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Le pire fut quand elle s’est mise à exposer le cadeau qu’elle voulait faire. Là, attention, une idée super adaptée à Fanfan qui est nulle en informatique, déteste les nouvelles technologies et ne sait toujours pas écrire un SMS sans fautes de frappe… Une tablette numérique. Et pas n’importe laquelle : une tablette à 600 euros (je mets mon billet que Gracieuse a choisi ce modèle juste parce que c’était le plus cher, sans se poser plus de questions), bourrées de fonctionnalités que Fanfan n’utilisera jamais parce qu’encore une fois, Fanfan.se.carre.des.tablettes. Elle s’est même parmi d’ajouter que l’on était 10, que ça devrait être jouable de réunir la somme (meuf, tu pars du principe que chacun pourra mettre 60 euros, seriously?) sinon elle prendrait un modèle moins cher mais que vraiment, ce serait teeeeellement triste et dommage (merci Cosette, on vous rappellera).

Donc, on en est là : je participe à un cadeau auquel je ne crois pas, avec des nanas qui m’ont sûrement catégorisée parce qu’à cause de moi, on ne pourra peut-être pas offrir la tablette qui fait aussi machine à café et cabine UV.

Cerise sur le gâteau (d’anniversaire, tadam tchiiim) : Gracieuse a réservé dans un resto hyper branchouille de la capitale, où il faut vider son PEL pour manger une salade dégueu, mais comme c’est près d’une boîte trop IN, c’est méga bien, voyez. Mais attention, mesdames et messieurs, elle a bien compris qu’il fallait s’adapter au petit peuple : « le patron a promis de nous faire une réduc sur les desserts si on consomme beaucoup de champââââââââââgne« .

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Souhaitez-moi du courage, je vais mettre à profit tous mes cours de méditation sur le lâcher prise et je mordrai le bras de JPS pour ne pas hurler de rage. A suivre.

Ma matinée palpitante (en mode : Drama Queen)

Rhaaaaa les amis, y’a des journées comme ça, je crois que je pourrais me taper la tête contre un mur jusqu’à transformer mon nez en celui de Michael Jackson. En vrai, y’a rien de grave (mais que voulez-vous, j’ai toujours été une Drama Queen, je hurle à la mort dès que quelqu’un me fait une pichenette). Mais depuis ce matin, j’ai l’impression qu’une mini gargouille toute moche ricane à mon oreille en faisant des petits « gnihihihihhihihihihihihihihi ». Comme j’aime me plaindre et que tous mes amis sont absents parce qu’apparemment, je suis la seule cruchonne à ne pas être en vacances en ce moment, eh bien félicitations, t’as gagné le droit au récit de ma matinée.

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Ça a commencé à 4 heures du matin, quand le chat s’est mis à m’accabler avec des miaulements aigus (« miiii »), longs (« miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » >> 10 secondes ininterrompues) et répétés (il est inépuisable, il a la patience d’un moine bouddhiste et peut continuer jusqu’à ce que je me lève, même si ça prend 3 heures). Il faut savoir que, tout mignon qu’il est, Monsieur Oui-Oui  a une passion pour les casse-dalles nocturnes et que je le soupçonne de prendre un malin plaisir à me tirer du sommeil pour me forcer à le nourrir.  Après avoir lutté pour ouvrir mes yeux tout collés, je me suis péniblement extirpée de mon canapé-lit pour lui livrer ses saintes croquettes. QUAND SOUDAIN, arrivée devant la gamelle, j’ai constaté qu’elle était PLEINE et que, de fait, CE NEUNEU M’AVAIT RÉVEILLÉE POUR RIEN. Et là, je vous jure, lui-même était surpris, j’ai bien vu qu’il avait fait un petit sursaut du genre « ah merde, ouais nan en fait c’était pas la peine de te déranger ». Bref, je suis vraiment une grosse pigeonne.

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(Illustration de mon statut aux yeux du chat)

Comme il avait sans doute des remords de m’avoir fait lever pour rien (tu parles), Monsieur Oui-Oui a décidé dans la foulée qu’il avait très envie de faire la serpillière (c’est un jeu qu’on a développé, je le fais tourner sur lui-même quand il est allongé par terre, lui ça l’éclate, et moi ça m’économise un balai Swiffer). Il m’a fait sa tête de mignon et, en bonne esclave, j’ai dû m’exécuter tout en le suppliant de me lâcher la grappe (« t’es trop mignon, t’es mon chachat chéri, je t’aime mais p’tain laisse-moi dormiiiiiiiiiiir »).

C’est comme ça que ma journée a commencé à l’aube. Et que, quelques heures plus tard, une fois fraîche et pomponnée (j’ai même réussi à faire ma natte hyper stylée du premier coup, alors que je suis une quiche en coiffure, pour te dire), je me suis dirigée vers l’arrêt de bus et j’ai attendu.

J’ai attendu.

J’ai attendu.

Parce qu’on est au mois d’août et qu’apparemment, les péquins comme moi qui bossent à cette période ne méritent qu’un bus toutes les 17 minutes.

SAUF QUE, 30 minutes plus tard, aucune trace de bus, mais le site de la RATP m’assurait que oui, oui, le trafic était, je cite, « normal ».  T’inquiètes bébé, ça va, tu vas arriver au boulot à 10 heures 30, mais ça passe crème, la circulation est fluide.

Quand il a commencé à devenir évident que le fameux bus ne se pointerait jamais, j’ai rebroussé chemin en pleurant un peu parce que je devais marcher encore un quart d’heure pour aller à la gare, que comme par hasard j’avais mis mes escarpins qui me font mal et que j’avais très envie de faire pipi.

Après 28 changements, j’étais sur le point de rentrer dans le dernier train qui m’amènerait enfin à Le Travail (il était 10 heures, je pensais déjà au boss qui allait me charcuter) et je n’aspirais qu’à m’asseoir pour reposer mes pieds meurtris. Evidemment, le wagon était full bondé, j’ai réussi à me trouver un mini bout d’espace dans un coin (pour une fois, être de petite taille, c’est bien) et j’étais bien, jusqu’à ce qu’un type qui avait sans doute oublié de se laver depuis les 6 derniers moistrouve le moyen de mettre son aisselle juste à côté de mon nez. J’avais envie de vomir et de mourir, un peu.

En plus, j’avais faim.

Mais ça tombait bien, je suis arrivée tellement tard au boulot que c’était presque la pause déjeuner.

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