« Mais… Gigi? C’est toi que je vois là-bas dans le noir? »

Toc toc toooooc. Evidemment, y’a plus personne, mais c’est ma faute, à force d’écrire tous les 6 mois ! Mais booon, c’est le dernier jour de 2017, l’occasion de faire le bilan comme le chantaient Jacki et Ben-J, et puis comme je l’avais déjà fait en 2014 et 2015, allons-y Alonso !

Disons que grosso modo, 2017 était une bonne cuvée, principalement parce que j’ai passé une grande partie de l’année à préparer le W.E.D.D.I.N.G, ce jour un peu fou qui m’a apporté encore plus de bonheur que je n’aurais pu l’imaginer (ah, ça, je risque de passer les prochaines minutes en mode larmichette, alors si tu y es allergique, je t’encourage à te reporter au paragraphe suivant). J’avais souvent entendu des gens dire que c’était le plus beau jour de leur vie, et honnêtement je trouvais ça un peu con/triste, mais depuis, j’ai compris. Recevoir autant d’amour dans une journée, de sourires de partout, être entouré des gens auxquels on tient le plus, ceux qui sont là depuis toujours et avec lesquels on a grimpé des montagnes, mais aussi d’autres plus récents, ceux que l’on voit peu mais qui sont présents dans les moments importants, toute cette bienveillance, ces petits gestes même dérisoires qui ont pour unique but de nous faire plaisir, de nous aider à profiter de ce jour, les mots attrapés à la volée et que l’on essaie à tout prix de retenir, des instants cachés mais précieux, et puis, pouaaaah, encore une fois je me répète, mais de l’amour, de l’amour et rien que de l’amour. Et je ne vous parle même pas de l’essentiel, le plus grand et le plus beau dans tout ça, épouser JPS, nous unir, c’était tellement fort, tellement au-delà de tout ce que j’aurais pu penser vivre, j’en suis encore émue à chaque fois que j’en parle, voyez.

Voili, voilou pour le mariage. Mais 2017, c’est également 364 autres jours et parmi eux, en vrac :

  • 3 coupes de cheveux, donc la dernière COMPLETEMENT FOIREE. Déjà, une semaine avant le mariage, la coiffeuse à qui j’avais demandé d’unifier ma couleur (ben oui, j’ai pas les moyens d’aller en salon faire des retouches tous les mois, vis ma vie de meuf qui a des cheveux blancs depuis ses 17 ans), en prenant bien soin de préciser « attention, pas trop foncé » s’est complètement plantée et m’a fait une couleur noir corbeau. Résultat : j’avais la coupe de Cher le jour de mon mariage. Déjà, c’était un sérieux indice que j’aurais dû me méfier. Quand j’y suis retournée il y a 3 semaines, j’ai carrément eu droit à un carré une coupe au bol genre Mireille Mathieu, dégradée bien court sur le devant, et avec mes cheveux qui remontent sévère en bouclant, je ressemble à… à rien, en fait. 2018 commencera donc sous le signe des cheveux attachés (même s’ils sont tellement courts qu’une bête queue de cheval est impossible).
  • Toujours plus de boulot, une nouvelle co-bureau qui a posé sa démission au bout de 6 mois quand elle s’est rendue compte à quel point c’était l’enfer, d’autres collègues sympathiques avec qui je peux partager ma passion pour les années 80, et d’autres complètement cons qui pensent que je suis à leur service. Le positif reste quand même que ma boss m’a filé une augmentation pour éviter que je claque la porte. Bref, bilan mitigé. Je ne suis toujours pas épanouie dans mon travail, j’ai toujours très envie de changer de voie mais le problème est le même : je ne sais pas quoi faire de ma peau.  Il faut vraiment que je travaille sur moi et la confiance que je me porte, et comme n’a cessé de me le répéter mon ex-co-bureau : « Charlie, tu dois apprendre à te va-lo-ri-ser » . En 2018, j’essaierai donc d’apprendre à garder la tête haute, me dire que si j’ai de bons résultats c’est peut-être parce que je le mérite, que je suis pas troooop concon, et à m’affirmer de manière générale. Programme chargé, donc.
  • 2017, c’était pas une grosse année niveau famille. Apprendre à ne pas souffrir de la dépression de mes parents, vivre ma vie malgré cela : j’ai déjà un peu avancé sur ces points cette année, mais ce n’est pas encore fini (oula, non). J’ai au moins gagné un peu de sérénité par rapport à mon frère, qui a été tellement présent pour moi lors du mariage. Voilà, je n’ai pas la vie familiale que j’aurais souhaité, j’envie sacrément les familles unies, j’ai parfois un pincement au coeur quand j’entends certains me raconter les week-ends passés avec leurs tribus, mais j’ai progressé de ce côté-là.
  • Cette année a aussi été marquée par ma pratique de la méditation, même si ça fait déjà quelques années. Je me suis remise à un rythme quotidien, voire bi-quotidien, avec quelques périodes de relâche parfois. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça me fait beaucoup de bien, en me permettant de prendre de la distance et d’appuyer sur le bouton « pause ». Grâce à la méditation, j’ai aussi appris à renoncer quand il le fallait : j’ai réalisé que je ne pouvais pas aider tout le monde. Je ne supporte pas de voir les gens que j’aime aller mal, c’est viscéral,  j’ai envie de les aider mais ça ne marche pas toujours, et quand je réalise à quel point je suis impuissante, ça me rend triste, en colère même.  J’ai fini par réaliser que, parfois, certains ne sont pas prêts à recevoir de l’aide ou se complaisent dans des situations négatives pour des raisons qui leur appartiennent. Que l’on ne peut pas aider quelqu’un qui ne le souhaite pas . Que ce n’est pas forcément moi que l’on rejette en faisant ça. J’ai appris à lâcher prise, à prendre de la distance, et même s’il m’arrive de toujours ressentir de la frustration , je le gère bien mieux.

Voilàààà, mine de rien c’était une année chargée ! Au menu de mes bonnes résolutions : reprendre ce blog. Ouais ouais, j’y crois ! En attendant, passez une bonne soirée les enfants, soyez prudents sur la route (les conseils de Mamie Charlie) et A L’ANNEE PROCHAINE COMME ON DIT.

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(en vrac) (mariage, respect et bouffe)

Je n’ose commencer ce post par un « ça fait un bail que j’ai pas écrit », ça pourrait devenir une habitude, même si effectivement, ça fait un bail que j’ai pas écrit. Mais bon, après tout, est-ce ma faute si j’ai une vie palpitante et si je dois accomplir des tâches de premier plan comme faire un benchmark de pralines pour le mariage (ça, c’était pour donner du grain à moudre à ceux qui se croient anticonformistes en clamant que le mariage, c’est so riiiiing’ et qu’ils ne voient pas l’intérêt. Tût tût les rageux !).

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Comme je ne sais pas par où commencer et qu’il n’y a ni ordre ni lien à ce que j’ai à raconter, on va revenir à la bonne vieille technique des bullet points (« boulettes points » comme dirait ma patronne) :

  • Ma patronne justement. Ces derniers mois, elle me donne de nouvelles responsabilités à haut risque telles que rédiger des courriers parce qu’elle a la flemme de le faire elle-même ou constituer des dossiers de 800 pages qu’elle ne lit jamais. Son argument de choc? « Vous rédigez si bieeeeeen, vous avez un réel tâââââlent, vous n’avez jamais pensé à faire Science Pôôô? » (elle pense sûrement que les sirènes du compliment vont susciter chez moi une soudaine inclinaison à faire les basses besognes).
    En vrai, j’ai surtout le syndrome de la bonne élève qui ne sait pas dire non, et je crois que mes collègues l’ont vite compris. Mon défi en ce second semestre 2017 : apprendre à envoyer bouler fermement et proprement. Et justement, j’ai eu mon premier exercice pratique (cf. point suivant)
  • L’autre jour, j’étais en réunion avec Jean-Mi du marketing et sa clique, et Jean-Mi, qui aime se faire mousser en balançant des vannes à la Guy Montagné, a fait une remarque devant tout le monde sur… mon salaire. Comme ça, pour rien, gratos, tiens voilà c’est cadeau. Ah ben c’est sûr qu’à côté de Jean-Mi, qu’on engraisse d’un salaire annuel à 6 chiffres, je fais petite joueuse. J’aurais dû acheter mon diplôme dans une école de commerce à 30k/an et faire des pince-fesses, moi aussi à l’heure qu’il est, je pourrais me foutre de la gueule d’une collègue sous prétexte qu’elle a 20 ans de moins et des seins. Mais bon, je ne suis pas Jean-Mi, mon métier ne consiste pas à inviter des gens à bouffer et à les ajouter sur LinkedIn.
    Bref, il se gausse donc de mon salaire (dont il ignore le montant by the way) et je reçois ça en pleine figure, complètement paralysée et sous le choc. Je fulminais à tel point que j’avais des plaques rouges sur la moitié du corps (la dernière fois que j’ai autant enragé, c’est quand une ancienne consoeur m’a filé ses écritures à 2h du mat’ la veille d’une audience).
    Et ce fut ma première mise à l’épreuve. Avec sa réflexion de gros beauf qui se croit spirituel, Jean-Mi m’a poussée dans mes derniers retranchements. Il est devenu évident que je devais me protéger. Et la première des choses à faire, c’était de répliquer. Quelques heures plus tard, une fois calmée (merci à mon collègue D. d’avoir supprimé les objets contondants de mon bureau), j’ai envoyé un mail à Jean-Mi. Concis, incisif et ce qu’il fallait de méprisant pour lui dire qu’à l’avenir, il garderait ses remarques philosophiques pour sa grand-mère. Ca a marché. Jean-Mi ne me dit plus bonjour dans les couloirs (grosse grosse perte) mais j’ai retrouvé un peu de fierté. Ce n’est qu’un début, ce n’est pas grand chose, mais j’ai retrouvé un peu de dignité.

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  • Sur un sujet plus léger (parce que booooon, je sens que j’ai cassé l’ambiance), on a enfin goûté le repas du mariage et quand je dis « on » c’est-à-dire parents included (jusqu’ici, on s’était bien gardé de leur demander leur avis sur un quelconque aspect du mariage, principalement parce que si on avait fait ça, je me marierais sûrement dans le château de Cendrillon avec DJ Serge Reggiani). Mais je savais que le repas, c’était important pour eux, et puis JPS voulait constituer un comité de sélection parce qu’il savait que si ça ne tenait qu’à moi, on mangerait des coquillettes au beurre avec des nuggets. Bref, comme mes parents me demandaient toutes les semaines « quand est-ce qu’on goûte, quand est-ce qu’on goûte, quand est-ce qu’on goûte? », je pensais qu’ils seraient un peu saucés. J’avais vu trop ambitieux, je crois :
  • – Mardi soir? Ah non, je peux pas.
    – Pourquoi?
    – J’ai mon cours d’anglais.
    – Mais Maman, t’es bilingue ! Je comprends même pas pourquoi tu prends des cours d’anglais !
    – Et puis j’ai déjà séché y’a trois semaines à cause de la kermesse de ton neveu. 
    – Tu sèches pour la kermesse de l’école maternelle mais pour mon mariage non?
    – C’est parce que je tenais un stand et je devais préparer un gâteau. 

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  • J’ai enterré ma vie de jeune fille. Enfin je dis ça, mais tout le monde sait que je resterai à jamais une jeune fille, que j’aimerai toujours les paillettes et les figurines en pâte fimo à 70 ans, et que je ne dirai jamais non à des oursons en guimauve. En vrai, c’était surtout un prétexte pour faire un week-end avec mes meilleures potes et avoir les nanas que j’aime le plus dans une même pièce. J’avais fait jurer à Camcam de ne pas me déguiser une lapine Playboy ou de me faire récolter des numéros de téléphone d’inconnus. Sur le plan du strip-teaser, je craignais pas grand chose : je savais que de toute façon, elle aurait bien trop honte de téléphoner. Ce fut doux, tranquille (sauf quand j’ai conduit un bateau et que j’ai clairement failli faire un remake du Titanic). En plus ma copine Fiona m’avait ramené une cargaison de chocolat suisse. J’ai trouvé merveilleux de les voir réunies, toutes différentes, avec des parcours et des vies sans comparaison possible, rire, apprendre à se connaître pour certaines. Je me suis sentie reconnaissante et fière de ces amitiés là, solides. C’était bienveillant, c’était simple, c’était naturel. C’était précieux. 

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Retrouvez-moi en jogging le jour du mariage

L’autre jour, ma mère, Camcam et moi, on avait rendez-vous pour que je réessaie ma robe de mariée. J’étais impatiente parce que la dernière fois remontait au début de l’année et « robe de mariée », c’était beaucoup dire, vu que j’essayais une toile, c’est-à-dire un pseudo tee-shirt grossièrement découpé dans un tissu qui se rapproche de la toile de jute. Cette fois, ça devenait un peu plus concret : le couturier avait pris les mesures de chaque recoin de mon corps y compris mes aisselles (il a forcément dû constater à quel point je suis bombasse),  j’allais enfin voir le résultat. Et le résultat, je l’ai vu, parce qu’à peine la robe enfilée, je me suis mise à chialer, au point que Camcam a dû me filer ses deux paquets de mouchoirs et me prêter sa Ventoline. J’avais l’impression d’avoir des seins encore plus gros qu’à l’accoutumée (merci la génétique familiale), des fils pendaient de partout et j’avais juste l’air ridicule et déguisée. Là, j’ai supplié le couturier de changer de modèle, parce que j’étais moche et que JPS le penserait sûrement aussi.

Et puis je me suis réveillée.

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Donc ça, c’est moi depuis bientôt deux mois.  Alors oui, j’en conviens, il y a des choses plus importantes dans la vie surtout en ce moment (je pourrais potentiellement être amenée à me marier devant le portrait d’une sorcière blonde, mais dans ce cas, JPS et moi on a convenu qu’on décalerait le mariage de 5 ans).

Il faut dire que ma mère n’arrange pas les choses. Ma mère, c’est la Prêtresse du Doute niveau 115 et croyez-moi qu’en la matière, elle pèse dans le game. Et comme en plus, elle est du genre  »  »  »  »  » « légèrement »  »  »  »  »  » anxieuse (et c’est comme les gros seins, j’ai eu ça en héritage), rien de mieux que de reporter ses angoisses existentielles sur ma personne. Du coup, le dernier truc qu’elle ait trouvé, c’est de me montrer les photos qu’elle a prises lorsque j’essayais d’autres robes que la mienne :

– Elle était belle celle-ci aussi… Tu la trouves pas mieux que celle que t’as choisi finalement? Non quand même, tu es sûre d’avoir bien réfléchi? Parce que là t’étais vraiment canon. T’es bien sûre de toi hein? hein? hein? HEIN?

(Non, je ne suis pas sûre de moi, et franchement, tout ça me perturbe).

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Craquage nerveux in process

Le temps passe passe passe et beaucoup de choses ont changé comme diraient Jacky et Ben-J, mais une chose persiste : ma bronchite, dont nous célébrons la 4ème semaine d’existence. Pour fêter ça, mes allergies à l’ensemble des arbres et pollens recensés dans le Larousse jardinage reviennent, et j’ai aussi hérité d’une conjonctivite. Bref, reniflante, le nez pelé et borgne, laissez-moi vous dire que mon potentiel séduction est à son maximum.

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Bon mais à part cracher mon appareil respiratoire, j’essaie aussi de travailler, et parfois je me demande à quoi ça sert vu que de toute façon, un client, ça n’entend que ce que ça veut. Exemple : les deux types qui sont venus y’a 6 mois (je les appelle Minus et Cortex parce que l’un est petit et trapu et censé être le cerveau du duo, alors que l’autre est grand et tout maigre, il acquiesce bêtement à tout ce que dit son pote et il a 0% de libre arbitre) pour une histoire de travaux avec un entrepreneur. Je leur ai dit que j’avais besoin de lire le contrat pour être en mesure de donner un avis (tu demandes pas à un médecin de faire un diagnostic sans t’ausculter), et rien que ça, ça a pris 8 semaines parce qu’en 2017, c’est apparemment très technique et complexe d’envoyer un mail avec pièce jointe.
Ensuite, leur contrat, je l’ai lu, c’était une grosse daube, je leur ai dit « non non non, signez pas ça, si les travaux merdent ou prennent trois siècles de retard, vous pourrez JAMAIS être indemnisés ». Ils m’ont demandé si j’étais sûre, si y’avait pas moyen de, non parce que quand même, et je leur ai répété nein nein nein, signez pas, c’est une grosse arnaque.

Et devine qui a signé quand même parce que « bouaaaarf, on prend le risque, de toute façon, ce genre de trucs n’arrive JA-MAIS  » ?

Et qui revient maintenant me dire que « c’est la cata, les travaux vont avoir minimum 8 mois de retard, ils se sont trompés sur les plans, ils ont construit des chiottes en plein milieu d’une salle de réunion » (sans déc, même moi qui sais pas lire une carte, je serais pas aussi nulle) et qui me demande si, par hasaaard,  « juridiquement je connais quelque chose à faire » (je suis pas magicienne) (bien fait) (essaie un cierge à Ste Rita, t’as p’tètre une chance).

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Sinon, dans la série « je pisse dans un violon », parlons du client qui nous a envoyé un chèque et, pas de bol, le chèque s’est fait intercepter sur le chemin postal, un malfaisant a rayé « à l’ordre de Mademoiselle Hortensia » pour écrire à la place  « à l’ordre de Bidule Chouette » et encaisser 300 euros tout chauds. Bon, ben c’est dommage, mais j’y peux rien, moi-même j’ai un colis en attente depuis 4 mois à la plateforme Briard que j’arrive pas à débloquer alors voyez-vous, je n’ai pas mes entrées à la Poste. Donc j’ai conseillé au client susmentionné d’aller porter plainte s’il voulait se faire rembourser par son assurance, mais il avait décidé que c’était à moi d’y aller, et il a fallût que je m’y reprenne à cinq fois pour lui expliquer que je n’étais pas le tireur du chèque et que ça ne servirait à rien (au départ, il a vaguement menacé d’appeler 60 millions de consommateurs et puis il a dû faire une rapide recherche Google et voir que j’avais raison, la foi en l’internet est plus grande qu’en quelqu’un dont c’est le métier, que voulez-vous).

Cet épisode passé, ma boss, qui pense sans doute que je m’ennuyais le week-end, m’a proposé de venir également travailler le samedi :

– On pourrait faire plein des choses le samedi ! Organiser une course en sacs, vendre des gâteaux, ranger les dossiers…Qu’en pensez-vous, ça peut être bien, non ?

Sans complément de salaire ni jour de rattrapage, bien évident. De toute évidence, de longues semaines sans interruption devant l’écran de son ordi l’ont empêchée de voir qu’on avait inventé un truc pratique appelé CODE DU TRAVAIL. J’ai dû user de toute la diplomatie du monde pour lui expliquer que j’avais ce qui s’appelle UNE VIE après le boulot, avec plein d’activités passionnantes pour la remplir (même si mon activité principale, c’est choisir les faire-parts de mariage avec JPS, mon rôle consistant surtout à critiquer les nombreux modèles niais/moches/ringards que je vois, ça prend du temps).

Bref, comme vous pouvez le constater, je suis sur les rotules, vous pouvez m’envoyer des Shoko-bons pour me réconforter (pas trop, parce que ça vaut 2 points WW) ou, à défaut, des bisous, je prends aussi. A plus guys.

bye

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Le quart d’heure autocentré de la future mariée

Alors je sais, j’avais promis d’éviter de briser les nerfs de tout le monde en parlant « mariage », « mariage », « mariage », comme si ça intéressait d’autres gens que mon mec et moi, mais il est à présent essentiel pour ma santé mentale que j’évacue mon stress par l’intermédiaire d’une méthode saine. Alors j’ai d’abord pensé à grignoter mes cheveux un à un, et puis je me suis dit qu’on avait quand même déjà fait plus sain dans la vie. J’ai aussi pensé à acheter une toile vierge pour y coucher mes angoisses, mais comme je dessine comme un moyenne section de maternelle, là encore ce serait juste nul. Alors voilà, pas de bol, ça tombe sur vous.

Alors jusqu’à présent, les préparatifs, c’était trop fastoche (ou « fastouche », si tu te la pètes). J’ai regardé toutes les saisons de « 4 mariages pour 1 lune de miel », je suis super calée en papier crépon et en buffet campagnard. On a même trouvé un super DJ qui a réussi haut la main mon terrible questionnaire maison :
– Vous passerez du Britney?
– Si vous voulez.
– OK, très bien.Et les Spice girls?
– Euh, ben si ça vous fait plaisir, pourquoi pas…
– Super. Autre question : partenaire particulier cherche quoi?
– Euh… une partenaire particulière ?
– BRAVO ! Et pour finir : vous comptez faire des animations genre parler très fort dans un micro, imiter Frédéric François ou faire des jeux de mots sur nos noms de famille?
– Ah non, moi j’approche pas du micro.
– Parfait, vous êtes engagé.  

Après plusieurs journées d’errance, j’ai même réussi à choisir ma robe de mariée. Ce qui n’a pas été une mince affaire puisque oui oui, j’avoue, j’y pense depuis très longtemps, c’est mon petit côté princesse ayant trop regardé Hélène et les garçons. Le couturier est très, très gentil. Très patient aussi. Même si je sens bien qu’il se retient de me mettre la tête dans les toilettes quand je demande à réessayer un truc pour la 3ème fois.  Des fois, il me fait flipper aussi :
– Ca va, vous cauchemardez pas trop?
– Comment ça?
– Les mariées font souvent des cauchemars, surtout sur leurs robes… Elles rêvent qu’elles l’oublient ou qu’elles sont moches dedans. Pas vous?

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Voilà-voilà ,merci Copain, depuis cette conversation ça va faire une semaine que je me réveille toutes les nuits en transpirant. Et là, toutes les angoisses sont permises, avec, par ordre alphabétique : Avoir l’air méga cruche, Etre moche, Que mon mec se dise « bof » en me voyant arriver, Regretter de ne pas avoir choisi un autre modèle et Ressembler à une mariée de « 4 mariages pour 1 lune de miel ». Boooon, ben on est bien bien bien, là.Plus qu’une moitié d’année à faire des insomnies, c’est bon, je peux le faire. Bon allez, je vais aller peindre mes cheveux, et puis je reviens.

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Hello 2017.

Youhouuu, bonne année les djeun’s ! Alors certes, je ne suis pas spécialement en avance, mais je pourrais déployer toute ma vieillerie pour vous rappeler qu’on a jusqu’au 31, non mais.

Vous connaissez mon côté timoré, je ne vais pas partir dans de grandes envolées lyriques à base de « je vous souhaite amour, gloire et beauté, et aussi de gagner à l’euromillion », non. Si on passe une année tranquille, avec de bons moments de temps à autre pour l’égayer, ce sera déjà très bien. Alors je vous souhaite plein de petits déjeuners au lit, des dîners de retrouvailles avec vos amis, une peau pas trop grasse, de retrouver de l’argent dans les poches d’un manteau, de lire des bouquins géniaux, d’apprendre un ou deux trucs nouveaux, de réussir à vous aimer un peu si vous avez du mal, d’avoir une personne sur qui compter, de manger une fondue cet hiver, de décrocher un peu des réseaux sociaux, de vous réveiller en plein milieu de la nuit et de vous apercevoir que vous avez encore 4 heures de sommeil devant vous, de vivre un moment de quiétude devant un beau paysage, de prendre beaucoup d’apéros, de rencontrer des gens sympas et de ne pas choper la grippe cet hiver.

Pour ma part, je compte bien essayer de m’accepter un peu plus (car comme le dit  Natasha St-Pier : « comme tout le monde, j’ai mes défauts »), aller enfin boire un verre avec Anna, lire beaucoupbeaucoup et surtout, vivre un suuuuuper mariage.

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Cependant, rassurez-vous, je compte bien éviter de pondre des articles où je m’interroge tour à tour sur la couleur des fleurs et la typographie des faire-parts. Je ne suis même pas en mesure de publier un billet « robe de mariée » parce qu’après en avoir essayé au moins 50, je vous annonce que pour le moment, j’y vais en slop. Et puis, de manière générale, j’hallucine un peu en parcourant les forums sur le mariage (oui, je sais, j’ai bien changé) en lisant des posts du type : « ma demoiselle d’honneur ne s’intérèsse pas du tout a mon mariage (nb : déjà, je pige pas le concept d’avoir une demoiselle d’honneur de plus de 10 ans, mais ça c’est moi), elle refuz de porté une robe vert d’eau comme les otres (nb : là encore, j’ai du mal avec le fait d’imposer à mes amies de porter une couleur, justement parce que ce sont mes amies et qu’elles font bien ce qu’elles veulent, et surtout parce que j’ai bien autre chose à penser) (nb bis : et puis VERT D’EAU, mais qu’est-ce qui t’est passé par la tête, meuf ?), elle dit que je parle de mon mariage 24h/24 et ne s’intérèsse pas quand je lui parle de la déco de ma salle, elle veux meme pas m’aidé à faire des pompons en papier » (nb : là, carrément, je meurs).  Breeeeef, pas de panique, je ne vous demanderai pas de participer à mes ateliers travaux manuels ou de taper 1 pour veau aux cèpes et 2 si vous êtes plus pour canard à l’orange.

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Mon père croit que j’ai 10 ans.

Donc, comme tu l’auras compris en lisant le titre, pas la peine de venir me challenger dans la catégorie « famille étouffante » parce que je gagne toujours.  Mon père a dû rester bloqué dans les années 90 et croit que j’ai 10 ans pour toujours. J’ai beau être casée, avoir un job et m’assumer comme une grande, son cheval de bataille, c’est de dégoter la moindre situation où il est possible de m’infantiliser. Dernier exemple en date : la lettre aux impôts (oui parce que ces braves gens avaient commis une légère erreur en me réclamant l’équivalent de 10 SMIC alors que j’avais perçu des revenus équivalents à… ben à ceux qu’un apprenti peut toucher, c’est dire si j’étais blindée). Bref, après avoir passé environ 5 heures au téléphone et parlé à 8 personnes provenant de 3 services différents, j’ai écrit une petite lettre recommandée afin de cracher ma haine signifier ma situation. Et c’est là que, tadaaaaam, mon père a absolument tenu à la relire avant envoi. Pour quelles raisons, ça je l’ignore (peut-être pour vérifier que je savais orthographier correctement le mot « finances publiques », moi qui m’en suis farcie deux semestres à la fac, quelle ironie).

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Outre cette absence de confiance pour ce qui est des démarches administratives (je pense aussi qu’il doit régulièrement se demander si je pense à payer mon loyer), mon père pense aussi que j’ai zéro capacité niveau humain.Donc, quand je lui ai annoncé que le père de JPS se faisait opérer la semaine prochaine, il a crû nécessaire de prendre un air de prof de CP pour m’expliquer, comme si j’étais une débile, ce que ça impliquait en termes de relations sociales :

– S’il est hospitalisé, ce serait bien que vous alliez lui rendre une petite visite tu sais…

NO SHIT SHERLOCK, moi qui pensais le laisser se débrouiller tout seul et aller le voir aux alentours de Pâques ! Non, vraiment, c’est à se demander comment je fais pour mener ma vie sans que papa me tienne la main. Ou plutôt, c’est à se demander comment lui fait pour mener sa vie sans nous tenir la main. Parce que se retrouver sans enfants à la maison, à la retraite, sans passion ni amis parce qu’on a passé sa vie à croire que le travail était l’élément central de l’existence, c’est coton. Alors forcément, regarder la télé, ça va cinq minutes et on s’ennuie vite. Et dans ces moments-là, il sort la carte joker, aka : le chantage affectif.

– On se voit le week-end prochain? Ca fait teeeeellement longtemps.

« Tellement longtemps », dans son langage, c’est  8 jours. Pour des parents « normaux », j’imagine que c’est rien, mais pour le mien, c’est comme si j’étais partie servir ma patrie à la guerre. Son passe-temps préféré, c’est se plaindre qu’il ne voit « ja-mais » ses enfants (« tellement longtemps » = 8 jours, « jamais » = 2 semaines, tu suis?). Ca donne des conservations merveilleuses avec les gens dont les enfants habitent à l’étranger :

– Je vois très très trèèèès rarement mes enfants. La dernière fois, ça devait être il y a… pfiou… 15 jours au moins…
– Ah. Moi mon fils vit à Sydney, je le vois une fois par an.

Je pense que son idéal de vie serait que l’on vive tous, parents, enfants, petits-enfants, dans un corps de ferme où on serait ensemble H-24. Il kifferait qu’on soit les Ingalls, quoi. Alors prend un air de chien battu pour me faire comprendre à quel point je suis ingrate, me faire culpabiliser et flinguer mes soirées. Parce que, quoi qu’on fasse, nous les enfants, on est toujours des gros égoïstes qui n’ont aucune reconnaissance, hein. C’est finalement ça, le plus dommage : parce que quand les enfants avaient 10 ans, là au moins, on pouvait les garder sous sa coupe.

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