Le temps passe passe passe et beaucoup de choses ont changé *

(* Félicitations, si tu as la réf’ du titre de cet article, tu es toi aussi une vieille personne.)

Vu ma cadence de publication, je me demande tous les 6 mois si je ne vais pas supprimer ce blog. En plus, plus personne ne lit les blogs. Mais j’aime bien ce petit espace. J’aime le retrouver de temps à autre. Y déverser les hauts et les bas, à la manière d’un bon vieux Skyblog. Même si le ton a changé. Même si le temps manque (et ça ne risque pas de s’arranger dans les prochains mois). Même si écrire sur un ordi portable à 8 mois de grossesse, le clavier posé sur son gros bide, c’est moins pratique, faut l’admettre.

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Il y a des tas de fois où j’aurais pu écrire ici, mais impossible pour moi de rire de certains sujets. Pourtant, en peu de temps finalement, j’ai l’impression d’avoir gravi des montagnes. D’avoir trouvé des racines dans l’épreuve. Mais pendant cette traversée là, j’étais comme verrouillée : impossible de parler des collègues relous ou de faire preuve d’auto-dérision quand ma vie c’était grosso modo courir chez le(s) médecin(s), redouter les diagnostics de merde, encaisser les chocs, avaler des traitements, me piquer, chialer. Quand je lis les bien-pensants de Twitter affirmer de manière péremptoire que faire un enfant est un acte égoïste visant simplement à combler un vide intérieur, j’ai envie de leur dire d’aller bien se faire cuire le cul. Quand vous connaîtrez cette flippe insupportable, les nuits sans sommeil, certains regards de ton mari, ta main dans la sienne qui pèse le poids du monde, là vous resterez à parler de ce que vous connaissez vraiment et fermerez vos grandes bouches de frustré(e)s.

Des montagnes gravies, disais-je. Et je continue tous les jours à me battre, silencieusement. A essayer de changer tout ce qui me fait mal, tout ce qui me pèse. Je ne peux pas passer ma vie à me plaindre d’un job qui ne me plaît pas et de collègues que je méprise. Alors progressivement, je pose les jalons qui vont me permettre de changer ça. Et vous savez quoi? J’y arrive un peu. Et la différence, c’est qu’à présent je suis convaincue d’y parvenir. 

Allez, rassurez-vous, on se retrouve bientôt pour parler prouts, parents envahissants et de mes conversations enrichissantes avec le livreur de colis Amazon !

(Tout n’est pas parfait, encore aujourd’hui. Mais j’ai tout ce qu’il me faut.) 

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