Breaking news, cotillons et paillettes.

Vous vous rappelez de l’entretien d’embauche que j’ai passé après avoir passé la matinée la tête dans la cuvette des toilettes et l’après-midi à m’auto-gifler pour ne pas m’évanouir?

Eh ben j’ai été priiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise ! 

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Joie, folie et paillettes dans mon cœur, après des centaines de candidatures, des dizaines de « merci mais non merci, va bien te faire voir », des appels de recruteurs qui se disent intéressés et me disent la semaine suivante « qu’en fait, on va pas vous convoquer parce que vous n’avez pas le bon profil », des centaines de demandes restées sans réponse, et des journées entières à me dire que personne ne voulait de moi parce que j’étais une moins que rien…

J’ai.un.travail.

(Tout arrive, messieurs-dames)

Je suis fierté.


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(Bon, vous faites pas d’illusions quand même, hein, je vais probablement passer par la case « aaargh mais je ne serai jamais à la hauteur » et cogiter telle la psychopathe fille fragile, névrosée et sans assurance que je suis).

Merci pour les pensées et les encouragements, les shots d’optimisme et aussi pour tous vos petits inférieur à 3.

Je teste ma zen attitude (ou une histoire d’anniversaire et de mentalités débiles).

Je vous ai jamais parlé de ma copine Fanfan. Toutes les deux, on s’est rencontré quand on était stagiaires dans un cabinet d’avocats dirigé par des oufs qui menaçaient de nous virer si nous n’étions pas « rentables » (vous en faites pas les mecs, des bac +5 à 400 euros par mois, vous en aurez pour votre fric, promis). La première fois qu’elle a fait une imitation de notre boss (qui avait un très gros nez et un cheveu sur la langue, en soi c’était déjà drôle), j’ai dû prendre sur moi pour pas que ma vessie lâche. Déjà, je la trouvais trop cool. En plus, de toutes mes amies, c’est l’une des seules avec lesquelles je peux réellement déballer ma pouffitude et traîner 3 heures chez Sephora, exposer des projets capillaires que je ne réalise jamais (devenir rousse, me faire un carré plongeant, essayer le henné…) et tenir des grilles d’évaluation hyper maîtrisées pour décider si Jean Dujardin et Nathalie Péchalat forment un couple bien assorti.

Fanfan aura bientôt 30 ans. J’avais pas oublié, mais au cas où, sa meilleure amie (que j’ai vue une fois dans ma vie) a jugé bon de le rappeler dans un message collectif sur Facebook :

« Slt, pour les 30 ans de Fanfan, je voudrais organiser une surprise, donc 1) est ce ke vous venez ? et surtout 2) vous mettez combien pour le k-do? »

Hashtag finesse, tact, élégance. 

Il faut savoir que cette fille (que l’on appellera Gracieuse en hommage à sa délicatesse) a déjà créé des pseudo-embrouilles parce que Machine n’avait donné QUE 40 euros pour l’anniversaire d’Untel, que ça faisait franchement rapiat et que bon, quand même, Machine travaille dans les RH, son job doit sûrement être bien payé et qu’elle aurait pu faire des efforts vis-à-vis de Untel, qui, lui, avait donné 60 euros quand c’était son anniversaire. Hashtag glauque.

Bref, des histoires à gerber auxquelles je n’avais aucune envie de participer. Mais va expliquer à une troupe de glandus qui estiment la valeur d’une amitié à celle inscrite sur un chèque de banque que, non, même si tu adores Fanfan du fond du coeur, tu ne peux pas verser une somme à trois chiffres.

J’ai donc voulu m’accorder un petit délai pour trouver comment expliquer à cette pouffe que je suis en CDD et que mes finances ne me permettent pas de claquer un RSA dans un cadeau, quand, 2 jours plus tard, v’là tit pas que, telle une contribuable ayant omis de payer ses impôts, je reçois une relance :

« Slt, G pas eu de réponse, G besoin de promesses de dons pour acheter le cadeau. Dites-moi et je vous envoie mon RIB pour que vous me fassiez un virement ».

Gracieuse s’était carrément mise en mode téléthon, elle demandait des « promesses de don », et attention, la maison n’accepte pas les chèques (j’ai failli lui demander si elle craignait que je lui fasse un chèque en bois).

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Le pire fut quand elle s’est mise à exposer le cadeau qu’elle voulait faire. Là, attention, une idée super adaptée à Fanfan qui est nulle en informatique, déteste les nouvelles technologies et ne sait toujours pas écrire un SMS sans fautes de frappe… Une tablette numérique. Et pas n’importe laquelle : une tablette à 600 euros (je mets mon billet que Gracieuse a choisi ce modèle juste parce que c’était le plus cher, sans se poser plus de questions), bourrées de fonctionnalités que Fanfan n’utilisera jamais parce qu’encore une fois, Fanfan.se.carre.des.tablettes. Elle s’est même parmi d’ajouter que l’on était 10, que ça devrait être jouable de réunir la somme (meuf, tu pars du principe que chacun pourra mettre 60 euros, seriously?) sinon elle prendrait un modèle moins cher mais que vraiment, ce serait teeeeellement triste et dommage (merci Cosette, on vous rappellera).

Donc, on en est là : je participe à un cadeau auquel je ne crois pas, avec des nanas qui m’ont sûrement catégorisée parce qu’à cause de moi, on ne pourra peut-être pas offrir la tablette qui fait aussi machine à café et cabine UV.

Cerise sur le gâteau (d’anniversaire, tadam tchiiim) : Gracieuse a réservé dans un resto hyper branchouille de la capitale, où il faut vider son PEL pour manger une salade dégueu, mais comme c’est près d’une boîte trop IN, c’est méga bien, voyez. Mais attention, mesdames et messieurs, elle a bien compris qu’il fallait s’adapter au petit peuple : « le patron a promis de nous faire une réduc sur les desserts si on consomme beaucoup de champââââââââââgne« .

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Souhaitez-moi du courage, je vais mettre à profit tous mes cours de méditation sur le lâcher prise et je mordrai le bras de JPS pour ne pas hurler de rage. A suivre.

Ma matinée palpitante (en mode : Drama Queen)

Rhaaaaa les amis, y’a des journées comme ça, je crois que je pourrais me taper la tête contre un mur jusqu’à transformer mon nez en celui de Michael Jackson. En vrai, y’a rien de grave (mais que voulez-vous, j’ai toujours été une Drama Queen, je hurle à la mort dès que quelqu’un me fait une pichenette). Mais depuis ce matin, j’ai l’impression qu’une mini gargouille toute moche ricane à mon oreille en faisant des petits « gnihihihihhihihihihihihihihi ». Comme j’aime me plaindre et que tous mes amis sont absents parce qu’apparemment, je suis la seule cruchonne à ne pas être en vacances en ce moment, eh bien félicitations, t’as gagné le droit au récit de ma matinée.

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Ça a commencé à 4 heures du matin, quand le chat s’est mis à m’accabler avec des miaulements aigus (« miiii »), longs (« miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » >> 10 secondes ininterrompues) et répétés (il est inépuisable, il a la patience d’un moine bouddhiste et peut continuer jusqu’à ce que je me lève, même si ça prend 3 heures). Il faut savoir que, tout mignon qu’il est, Monsieur Oui-Oui  a une passion pour les casse-dalles nocturnes et que je le soupçonne de prendre un malin plaisir à me tirer du sommeil pour me forcer à le nourrir.  Après avoir lutté pour ouvrir mes yeux tout collés, je me suis péniblement extirpée de mon canapé-lit pour lui livrer ses saintes croquettes. QUAND SOUDAIN, arrivée devant la gamelle, j’ai constaté qu’elle était PLEINE et que, de fait, CE NEUNEU M’AVAIT RÉVEILLÉE POUR RIEN. Et là, je vous jure, lui-même était surpris, j’ai bien vu qu’il avait fait un petit sursaut du genre « ah merde, ouais nan en fait c’était pas la peine de te déranger ». Bref, je suis vraiment une grosse pigeonne.

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(Illustration de mon statut aux yeux du chat)

Comme il avait sans doute des remords de m’avoir fait lever pour rien (tu parles), Monsieur Oui-Oui a décidé dans la foulée qu’il avait très envie de faire la serpillière (c’est un jeu qu’on a développé, je le fais tourner sur lui-même quand il est allongé par terre, lui ça l’éclate, et moi ça m’économise un balai Swiffer). Il m’a fait sa tête de mignon et, en bonne esclave, j’ai dû m’exécuter tout en le suppliant de me lâcher la grappe (« t’es trop mignon, t’es mon chachat chéri, je t’aime mais p’tain laisse-moi dormiiiiiiiiiiir »).

C’est comme ça que ma journée a commencé à l’aube. Et que, quelques heures plus tard, une fois fraîche et pomponnée (j’ai même réussi à faire ma natte hyper stylée du premier coup, alors que je suis une quiche en coiffure, pour te dire), je me suis dirigée vers l’arrêt de bus et j’ai attendu.

J’ai attendu.

J’ai attendu.

Parce qu’on est au mois d’août et qu’apparemment, les péquins comme moi qui bossent à cette période ne méritent qu’un bus toutes les 17 minutes.

SAUF QUE, 30 minutes plus tard, aucune trace de bus, mais le site de la RATP m’assurait que oui, oui, le trafic était, je cite, « normal ».  T’inquiètes bébé, ça va, tu vas arriver au boulot à 10 heures 30, mais ça passe crème, la circulation est fluide.

Quand il a commencé à devenir évident que le fameux bus ne se pointerait jamais, j’ai rebroussé chemin en pleurant un peu parce que je devais marcher encore un quart d’heure pour aller à la gare, que comme par hasard j’avais mis mes escarpins qui me font mal et que j’avais très envie de faire pipi.

Après 28 changements, j’étais sur le point de rentrer dans le dernier train qui m’amènerait enfin à Le Travail (il était 10 heures, je pensais déjà au boss qui allait me charcuter) et je n’aspirais qu’à m’asseoir pour reposer mes pieds meurtris. Evidemment, le wagon était full bondé, j’ai réussi à me trouver un mini bout d’espace dans un coin (pour une fois, être de petite taille, c’est bien) et j’étais bien, jusqu’à ce qu’un type qui avait sans doute oublié de se laver depuis les 6 derniers moistrouve le moyen de mettre son aisselle juste à côté de mon nez. J’avais envie de vomir et de mourir, un peu.

En plus, j’avais faim.

Mais ça tombait bien, je suis arrivée tellement tard au boulot que c’était presque la pause déjeuner.

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Bref, j’ai passé un entretien d’embauche.

On a beau entendre Jean-Pierre Pernault nous raconter que « trouver du travail, pour les jeunes, c’est pas facile-facile », je crois qu’on ne réalise vraiment à quel point c’est problématique qu’une fois confronté au problème. J’ai beau chercher, je vois pas comment on peut intituler une offre d’emploi « cherche juriste débutant » et demander « 3 à 5 ans d’expérience ». Toi, nouvel arrivant sur le marché de l’emploi, toi qui viens tout juste de sortir de ta fac comme un jeune oisillon viendrait de quitter le confort de son nid, sache une chose : pendant 3 à 5 ans, tu n’existeras pas, tu ne pourras prétendre à aucune position parce que, malheureux, tu aurais dû assumer un job à temps plein pendant que tu suivais tes cours. Et là, je te parle pas de tes vulgaires stages hein, parce que ça, on s’en carre : tu as pu passer des mois entiers à effectuer e-xa-cte-ment le même travail qu’un salarié, pour la somme exorbitante de 436 euros par mois (toi-même tu sais, big up à tous les larbins stagiaires de France), ça ne compte pas (ou si peu).

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Courage, copain. Courage d’une fille qui doit en être à son 200ème CV. Non mais je me plains pas hein, une fois, un recruteur a pris la peine de ME TELEPHONER pour me demander des informations supplémentaires sur mon expérience :

Ah, je vois que vous avez suivi votre Master à l’université de BeauxgossesLand, c’est un programme très réputé ! Et puis, vous avez aussi fait beaucoup de stages, vous ne prenez pas beaucoup de vacances, vous ! Non, vraiment, vous avez un très beau parcours, félicitations !
– Ça veut dire que vous allez me convoquer pour un entretien ?
– Euh non, jeune fille, tu t’enflammes un peu trop là.

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Et puis, l’autre jour, GROS MIRACLE. Je crois que mes prières à Sainte Rita ont été entendues, j’ai été contactée pour passer un entretien d’embauche. Ça peut paraître con, mais le fait que quelqu’un accepte enfin de me voir, en vrai, qu’une de mes candidatures n’ait pas terminée au fin fond d’une corbeille à papier, j’ai eu envie de pleurer de joie et d’apporter des Ferrero Rocher à la recruteuse pour la remercier (quand j’étais en 5ème, à la réunion parents-profs, la mère d’une fille de ma classe avait amené des Ferrero Rocher aux enseignants, j’avais trouvé que c’était le stade maximal de la lèche).

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Rendez-vous est donc pris et je passe les jours suivants à lire tout ce que je peux sur la boîte en question, j’arrête de dormir, je saoule JPS avec mes « tu crois que je vais y arriver ? » 50 fois par jour, je stalke la recruteuse, le DRH, le PDG, la réceptionniste,  je lis les Echos au petit déj (non, ça c’est pas vrai), je maîtrise tous les chiffres, toutes les données récentes et je parviens à me sentir prête.

Et puis, la veille de l’entretien, alors que je m’apprêtais à choisir la tenue qui me ferait directement passer pour quelqu’un de compétent, responsable, dynamique et au physique de rêve (oui, j’ai des exigences assez sérieuses, ainsi qu’une certaine tendance à l’utopisme), j’ai commencé à me sentir genre très très mal. Quelques heures plus tard, quand je me suis retrouvée la tête dans la cuvette des toilettes à vomir mes tripes, j’ai eu une pensée émue pour la quiche que j’avais mangée le midi à la cantine. Ce fut le début d’une longue et douloureuse matinée durant laquelle j’ai lutté contre l’évanouissement à chacun de mes nombreux allers-retours entre le canapé et les toilettes. Grosso modo, je devais passer mon entretien 8 heures plus tard, et j’avais la tête d’Iggy Pop après une soirée bien arrosée. Si j’avais dû passer une audition pour incarner le rôle d’une junkie sur le point de faire une overdose, laisse moi te dire que j’aurais eu le rôle direct.

A midi, quand mon corps a enfin décidé qu’il était temps de m’accorder un peu de répit, j’ai commencé une sieste. Enfin, disons que j’ai essayé : tout tournait autour de moi, je voyais le chat en double et je réussissais l’exploit d’avoir faim tout en étant écœurée. A mon réveil, vers 16 heures (H-2 avant l’entretien, donc), j’ai vidé la boîte de comprimés anti-nausées et mis à profit tous les tutoriels « maquillage anti-fatigue » que j’avais vus sur Youtube. J’ai craqué mon slip et appelé un taxi parce que, tout vaseuse que j’étais, je me sentais incapable d’affronter le métro aux heures de pointe. Pendant que la voiture roulait, je pensais alternativement : « une heure, c’est juste une heure à tenir, une heure pendant laquelle tu dois paraître en forme », « putain, putain, pour une fois que j’ai un entretien, je suis malade » et « OMG, je vais me remettre à gerber ».

Long story short, l’adrénaline aidant, j’ai réussi à jouer la parfaite petite candidate, fait des sourires, prétendu que j’allais « trèèèèès bien, merci »,  sans rendre mes tripes ni finir embarquée par les pompiers. Alors merci les hormones, merci le corps humain, et mort à la quiche de la cantine.

 (Par contre, quand je suis rentrée chez moi, j’ai aussitôt filé au lit et dormi 10 heures consécutives).

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Traité d’éducation selon ma collègue reloue.

Parce qu’il faut bien continuer à financer les allers-retours hebdomadaires de JPS  entre Londres (#leboulot) et Paris (#lamaison), je continue chaque matin d’honorer fièrement mon CDD. C’est un peu comme la chanson de Cloclo, « comme d’habitude » : je me lève, je bouscule le chat, j’ai peur qu’il ait froid, comme d’habituuuudeeuh, je prends le bus, on est 800, comme d’habituuudeuh… Bon et quand j’arrive, je prends place sur un siège qui me rentre dans les omoplates, j’allume mon ordinateur qui met deux heures à démarrer (je suis intérimaire donc j’ai pas le droit à une machine décente, tu comprends) et  je réponds aux appels au secours de gens qui gagnent 8 fois mon salaire mais qui ne savent RIEN faire (« ALLO UI FAUT RELIRE LE CONTRAT, JE SAIS PAS C’EST QUOI, TOI AIDER MOI ! »).

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Je partage mon bureau avec une collègue qui passe son temps à me parler de ses gosses, dont j’avais déjà parlé. J’ai beau adorer les enfants, y’a pas à dire, quand ce ne sont pas des enfants avec lesquels tu es affectivement proche, c’est quand même beaucoup moins marrant de tout savoir de leurs vies H-24. En plus, Collègue-Maman-Reloue et moi, on vit sur deux planètes différentes. Quand elle m’a raconté qu’elle avait offert un stylo-plumes à 400 euros à sa fille pour sa communion, j’ai failli faire une attaque (et même en l’écrivant, je ne m’en remets toujours pas… ALLÔ, quatre-cents euros, QUATRE-CENTS EUROS, un STYLO, alors que sa fille a 8 ans et fait encore plein de fautes d’orthographe ! Et pour son passage en 6ème, elle aura quoi, un poney ? Perso, à ma communion, j’ai eu une Bible et c’était marre).

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Comme ces temps-ci je manque de sommeil et que je suis un peu tendue (faut croire que ma semaine en Corse était trop courte… je devrais faire comme JNSPJ et partir toutes les 4 semaines au bout du monde parce que ma vie est « so exhausting », definitely), j’ai tendance à oublier de prendre des pincettes quand je parle aux gens. Donc, quand Collègue-Maman-Reloue s’est mise à me raconter qu’elle préparait les dossiers de candidature au collège pour son fils (déjà, d’où tu prépares un dossier de CANDIDATURE pour un COLLÈGE ? Perso, j’ai pas fait un seul dossier de candidature avant le Master 1) et qu’elle lui « mettait la pression » parce qu’il n’a « QUE 16 de moyenne », j’ai bondi sur ma chaise (aïe, mes omoplates) et je lui ai dit que je trouvais complètement con de mettre autant de poids sur les épaules d’un enfant, qu’il avait bien le temps d’être stressé à cause de l’école, que même s’il n’intégrait pas Sainte Ernestine de Louvoie des quartiers chics de Paris, sa vie ne serait pas foutue et que même moi, petite banlieusarde ayant toujours été dans le public, j’étais devenu avocat et, tiens-toi bien, sans me droguer ni voler leurs sacs à des petites vieilles durant mon adolescence.

Ce à quoi Collègue-Maman-Reloue m’a répondu que « nooon, mais c’est pas çaaaa, mais quand même, tu comprennnnds Charlie, c’est mieux s’il intègre une école privée parce qu’autrement, il risque de tomber sous la coupe de jeunes délinquants et de plonger dans l’enfer de la drogue et du stupre. En plus, dans un collège public, des fois les profs font grève, ah non mais tu imagines Charlie, je vais quand même pas laisser ma progéniture être éduquée par des syndicalistes. En plus, Philibert RÊVE d’intégrer le même lycée que son papa ! » (genre, il est en CM2 et son rêve, c’est : « aller dans le même lycée que mon père ». Mais oui, bien sûr. D’habitude, en CM2, ton rêve, c’est d’être Spiderman ou d’avoir une mobylette, pas trop d’aller dans la même école que tes parents).

Bref, on n’est pas du même monde.

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