Allez viens, on s’en va.

1, 2, 1, 2, test, test… C’est bon, vous m’entendez? Ah mince, je crois qu’il n’y a plus personne.

Le nombre de fois où j’ai voulu revenir écrire ici est sûrement égal au nombre de fois où je vais faire pipi par jour (traduction : ça fait beaucoup). Mais je voulais vous épargner les coups de gueule et les coups de blues. Comme quand j’ai appris que, faute de budget, mon contrat de travail ne serait pas renouvelé et que mon patron entendait prendre un stagiaire sous-payé pour me remplacer, mais que ledit patron n’a eu ni le courage, ni la décence de me le dire en face (ce qui ne l’empêche pas de faire passer des entretiens à de potentiels stagiaires sous mon nez). Ou encore quand on a fait une offre de poste à JPS en France, qu’on a fêté son retour tout excités et que finalement, trois semaines plus tard, on lui a dit « ah oui mais non, tu restes en Angleterre finalement ».

En résumé, si tu l’avais pas encore compris, je vis une grosse période de lose. Et je ne te cache pas que c’est parfois sacrément difficile, au point que le chat lui-même en a marre de m’entendre lui narrer mon désespoir.

« Oh c’est bon, mais y’a pire ! ». Oui, toujours. C’est vrai qu’en plus, je pourrais être borgne et leucémique et sans famille et droguée et avec un quadruple membre dans le dos et bègue. Bon ben ça va, alors.

Pour s’éloigner un peu de tout ça, j’ai décidé de renoncer à une semaine de mon précieux salaire et de prendre quelques congés pour partir en Corse. Là où tout le monde s’appelle Ours, Ours-Marie, Pierre-Ours, Ange-Ours, Ange-Paul, Paul-Marie, Doume, ou Ours-Doume (je suis pas du tout cliché comme fille).

Corse 1

(donc là, moi je suis en train de me faire dorer les miches)

J’ai fait du bateau et rencontré une dame qui a absolument tenu à me raconter sa vie :

Devinez ce que je fais comme métier !
– Euh… (meuf, on se connaît depuis environ dix secondes et c’est la deuxième phrase que tu me balances, comme ça, direct. En plus, des métiers, y’en a des milliers, je fais comment pour deviner ?). Je sais pas moi… Psychologue?– Non
– Médecin?
– Non
– Avocat? (je tente, des fois on sait jamais, étant donné que je les attire)
– Non plus !
– Prof?
– Non non !
– Buraliste ? (allez, c’est chiant là…)
– Non
– Taxidermiste?
– Non plus !
– (sans déc, on va jouer à ce jeu combien de temps? Mon degré zéro de la patience et moi, on en a marre. J’en sais rien moi, en tout cas, sans doute une profession que les gens détestent, genre fonctionnaire des finances publiques ou pervenche).

Alors, si ça t’intéresse, sache qu’elle était flic. C’est JPS qui a trouvé. Moi, au bout de la 30ème proposition, j’ai arrêté.

Bref, ce fut une semaine un peu hors du temps. Mais pas trop quand même, parce que le temps passe très vite, justement. C’était juste bon de s’éloigner du cauchemar que peut être le quotidien, parfois. De dormir tous les soirs ensemble, comme avant, comme un vrai couple. Je voulais me ramener un porte-clés bien kitsch, mais j’ai pas trouvé (et mes clés se baladent toujours en solitaire depuis trois mois… Sans rire, ça me perturbe, si tu connais un endroit qui vend de chouette porte-clés, aide-moi, je t’offrirai un Cornetto vanille-choco en échange). (J’ai aussi mangé un Mister Freeze, le premier depuis la 4ème, j’étais extrêmement heureuse – et, oui, j’ai conscience du caractère absolument trivial de cette information). J’ai dépensé l’équivalent d’un SMIC dans les soldes parce que les Corses sont fous, ils soldent tout à -60% (kassdédi à mon nouveau gilet Comptoir des cotonniers tout doux et tout beau, qui valait trois bras à la base… Moi aussi je vais pouvoir me la jouer fashionista’anh, REP A SA Coline et Valentine).

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4 réflexions sur “Allez viens, on s’en va.

  1. Il y a une sorte de papeterie-carterie-bordelerie mignonne avenue de l’Opéra, qui a de jolis porte clés et plein de trucs choupinous.

    Sinon, compassion, désolation, compréhension pour le reste, c’est pareil ici (sauf que je ne peux pas partir une semaine) (encore moins en Corse, faudrait que je parle à ma grand mère). Hug !

  2. Pingback: Non mais le hasard, les amis, le hasard ! | tango, foxtrot, charlie

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