Trouver un appartement : la mission

Ma vie, ce fouillis que j’essaie d’organiser.

Les six derniers mois ont été synonymes de tellement de changements que j’ai bien souvent du mal à me situer. Je suis partie, je suis revenue, mais comme j’avais quasiment tout abandonné derrière moi quand je suis partie, je n’avais plus rien à mon retour, ni chez moi, ni meubles, ni rien de tout ça. Même mon mec était coincé en Angleterre, c’est te dire la tristitude et le nombre de fois où je me suis sentie, seule au fond de mon lit, seule au bout de la nuit (tous droits réservés à Garou). La première étape, c’était de trouver un appartement.

Il y a d’abord eu le super plan qui s’est révélé être très foireux quand la locataire a commencé à me harceler à base de quinze textos par jour pour me demander si je prévoyais de lui racheter 50 euros un meuble Ikea qui en valait 20 acheté neuf. Ensuite, j’ai enchaîné les appartements dans lesquels, crois-moi, t’aurais pas voulu habiter : celui avec les voisins qui hurlaient à la mort, faisaient sécher la moitié de leur garde-robe dans les escaliers et laissaient traîner des cages dans le couloir. Tout ça pour la modique somme d’un SMIC.

J’étais presque résolue à planter une tente au bord du périph quand j’ai repéré une annonce. J’ai dit à JPS « on y va, juste pour voir« , lui a dit « OK » parce que c’est un mec cool, on y est allé, la future-ancienne locataire ressemblait fortement à Mimisiku, j’ai éprouvé un sacré doute au moment où je lui ai dit « bonjour Mademoiselle », mais il/elle n’a pas eu l’air choqué alors j’en ai déduit que c’était une femme, on a visité, ça n’a pas pris cinq heures parce que c’est minuscule, mais ça avait l’air correct, dans un quartier choupi, avec un petit balcon pour que l’on puisse brûler bronzer aux beaux jours. J’ai dit JPS, mais c’est de la folie, il faut vendre la caravane, vous savez ce qu’il m’a dit ? Il m’a dit banco.

Je vous passe l’épisode tragique une semaine plus tard quand on a découvert que Mimisiku l’ancienne (ou ancien, on ne le saura jamais) locataire n’avait probablement jamais mis une goutte de javel dans ses chiottes depuis 15 ans, où l’on s’est dit qu’on allait probablement mourir d’une bactérie inconnue qui se serait propagée sur la cuvette, mais JPS a été héroïque, il a passé deux heures à tout récurer en se retenant pour ne pas vomir et, en résumé, on peut aller aux wawas en toute sécurité.

C’est tout petit, c’est pas le Pérou, ce ne sera jamais notre ancien appart’ que j’aimais d’amour parce que ce temps-là est fini, et qu’il faut que je m’y fasse. Mais c’est chez nous, c’est la première étape d’un recommencement et tout ce qui compte, c’est d’être ensemble (j’ai bien conscience que je livre des discours à base de colombes enrobées dans du miel alors que je parlais sanitaires cinq lignes plus haut, mais j’ai le sens de la transition, je vous rappelle que j’étais avocat).

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