Cet ami si particulier.

Je n’ai jamais été une Brigitte Bardot en puissance. Certes, j’ai une tendance à pousser des petits « oooooh » cuculs à la vue d’un bébé panda ou d’un chimpanzé en couche-culotte, mais c’est tout. Tout ça pour dire que je ne pense pas être des plus extrêmes en matière de cause animale et je vous pardonne volontiers de manger un steak, chacun fait bien ce qu’il veut.

Mes parents n’ont jamais aimé les animaux. A la maison, à part un poisson rouge, la faune n’avait pas sa place. Heureusement pour moi, j’ai été élevée par une nourrice chez qui j’ai vu défiler chats et chiens. Quand il m’arrivait de dormir chez elle, le soir, et que j’avais peur du noir ou que mes parents me manquaient, elle faisait toujours venir le chat dans ma chambre. Je me souviendrai toujours des tâtonnements de la douce bête qui se glissait à mes côtés sous la couverture, et l’apaisement immédiat que cela me procurait. Je n’étais plus seule.

a-house-is-not-a-home-without-a-cat-wall-quote-sticker-h554k-11491-p

Quand j’ai commencé à vivre avec JPS, j’ai entrepris ma campagne de supplications pour que l’on adopte un chat et il a fini par céder. Un beau jour, le véto a appelé pour nous prévenir qu’il avait une portée de chatons, et c’est ainsi que Monsieur Oui-Oui est entré dans nos vies. Des années que je rêvais d’avoir mon chat. Mais cherchez pas, j’ai pleuré en continu pendant les deux premiers jours, persuadée que je ne serai jamais capable de prendre soin de lui. Heureusement, on a fini par s’apprivoiser l’un l’autre et depuis, j’ai gagné un ami. Oui.

Gaspard 65ko

Ca semblera sans doute débile à certains de dire ça. Ils lèveront les yeux au ciel, se féliciteront d’avoir une vie tellement meilleure que la mienne et penseront que la mienne ne doit pas être très riche. Et sincèrement, je m’en contre-carre. C’est tellement différent. Bien sûr, j’ai des amis de chair et d’os, et il me viendrait pas à l’idée de les comparer à Monsieur Oui-Oui. Les plans sont trop distincts.

Monsieur Oui-Oui a changé ma vie. Il m’a appris la patience. Il faut faire avec son tempérament craintif, sa peur du moindre bruit et des autres. Non, ce n’est pas le chat docile des pubs Whiskas. Bon nombre de nos hôtes doivent le trouver stupide, ce chat qui n’aime que ses maitres et refuse de se faire approcher par les étrangers. Mais je l’aime pour ce qu’il est, avec ses qualités et ses défauts, et c’est aussi lui qui me l’a appris. L’aimer parce qu’il est unique. Monsieur Oui-Oui m’a appris à aimer sans rien attendre en retour. Parce qu’il reste un chat, un animal un peu ingrat, et pas une machine à câlins. Il m’a appris à accepter les moments où il a besoin de tranquillité, à privilégier son respect. Il m’a appris la confiance, lorsqu’il se montre câlin et vulnérable, parce qu’il sait que je ne lui ferai jamais aucun mal. Il m’a appris le souci, quand il a dû se faire opérer en urgence et que je suis restée toute la nuit à le veiller comme une mère.

Monsieur Oui-Oui est mon ami. Un ami si particulier. Qui m’apaise et me rassure dès que sa patte se pose sur moi. Un ami à qui je peux tout chuchoter, à l’abri dans sa fourrure. Un ami qui dépend entièrement de moi. Un compagnon de vie qui m’aide à traverser les moments difficiles comme aujourd’hui. Et je vous souhaite à tous de trouver cet amour-là dans votre vie.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Ma recherche d’emploi et moi.

Et c’est r’parti.

Dans mon précédent article, je te racontais que j’étais décidée à passer le concours de professeur des écoles pour enfin donner un peu de sens à ma vie. Pas de bol (une fois de plus), des contingences extérieures m’ont forcée à admettre que ce ne serait pas pour cette année. J’ai réveillé Monsieur Star une nuit pour le lui dire et on a fini par pleurer sur notre malchance, tous les deux, dans le noir.

Le jour suivant, mon bébé neveu n°1 (qui, techniquement, n’est plus un bébé puisqu’il ne fait preuve d’aucune magnanimité quand il me marave la tronche avec son épée en plastique) m’a appelée sur Skype pour me dire que « Tata, Tata, moi demain je pars à l’île Maurice » avec Papa, Maman et bébé neveu n°2 (tout excité qu’il était en me faisant des grimaces à la caméra ponctuées de « caca/prout/pipi », son entrée en maternelle étant synonyme d’entrée dans l’âge bête). Pour la première fois, j’ai dû me mordre les lèvres pour rester digne, ne pas fondre en larmes et lui balancer  » TATA FRÔLE LA DÉPRESSION, TU SAIS PAS CE QUE C’EST MAIS C’EST NORMAL T’AS QUE TROIS ANS ». A la place, j’ai vérifié qu’il avait bien emporté ses brassards et sa crème solaire dans ses bagages, il m’a dit « oui », j’ai dit « c’est bien », j’ai fait une blague pas marrante et je lui ai souhaité bonnes vacances.

Depuis, je suis à nouveau abonnée aux offres de jobs, je me renseigne même sur les concours de la fonction publique (achevez moi), et je repars en quête d’un poste de juriste en France. Parfois, ma mère tente de m’aider en m’apportant des idées très innovantes du genre « tu devrais aller sur un site qui s’appelle Monster, c’est pas mal ».

817

Are you kidding me?

Comme bon nombre de jeunes diplômés qui recherchent un emploi (j’exclus les ingénieurs, vous êtes une bande à part, le monde entier vous veut), j’ai le sentiment qu’on ne veut pas de moi et que je ne parviendrai jamais à décrocher un job. Je sais que la conjoncture y est pour beaucoup, mais il reste difficile de ne pas se laisser envahir par le vide, l’impression d’être inutile et de ne rien valoir. J’ai fait 8 ans d’études, travaillé tous les étés depuis que j’ai 19 ans, accumulé les stages et les références, et pourtant, je me prends refus sur refus sans même avoir décroché un seul entretien. Et en même temps, quand une annonce a pour titre « Recherche juriste JUNIOR » et énonce comme critère « 3 à 5 ans d’exp. », il y a effectivement de quoi se demander par quel miracle j’arriverai à décrocher mon premier emploi.

1248

Malgré tout, j’essaie de ne pas me laisser aller. Si si, vraiment. Je pars en quête de spiritualité, j’essaie de trouver le positif dans ce qu’il me reste. Les petits bonheurs ne sont pas nombreux en ce moment, alors c’est d’autant plus facile de les repérer. Comme quand je regarde l’homme le plus amoureux que j’aie jamais vu, la pêche qu’il a quand il rentre retrouver celle qu’il aime et comme ces deux-là sont soudés. Et que je réalise que ces deux-là, c’est nous. Que l’on est tellement solides. J’aime avec une telle force que finalement, je l’ai, l’important.

Rendez-vous sur Hellocoton !