Adieu 2014.

J’avais le cerveau vide. S’asseoir, allumer l’ordinateur, enchaîner les mots sur un clavier était impossible. Avoir sommeil en permanence.

2014 était une année plate, sauf à la fin, où elle est devenue carrément nulle.

Celui qui lit ça mérite un bonbon.

C’est l’année de la renonciation à ce que je croyais être mon rêve. Au revoir le Barreau, je ne ferai pas partie de tes avocats. Toi et moi faisions un joli couple vu de l’extérieur. Mais tu me rendais bien trop malheureuse. J’ai quand même trouvé le moyen de sortir major de ma promo en plaidoirie. J’ai eu droit à une belle cérémonie, des sous, et une robe d’avocat faite sur mesure qui fera la plus belle des couvertures ou un super costume pour les soirées déguisées. Je n’arrive pas encore à être fière. Dans cette petite boutique près du tribunal, alors que j’essayais ce costume qui ne me servira probablement jamais, j’ai tout de suite pensé que j’aurais été canon dans les couloirs du Palais de Justice. Que j’avais de l’allure, que ça m’allait franchement bien et que c’était dommage que ce boulot ne soit vraiment pas fait pour moi. Mon reflet dans le miroir me renvoyait mon échec : 8 ans d’études pour au final être aussi perdue qu’un élève de seconde qui se demande s’il doit choisir ES ou S. « Mais ce n’est PAS un échec « , me disent ceux qui m’aiment. Ça, oui, j’ai un beau diplôme. Un parcours que ma mamie peut exhiber fièrement durant les parties de rami avec ses copines. Mais au final, tout ça pour quoi? Et surtout, à quel prix?

Et puis il a fallu que je l’annonce à ma famille. « Que je l’annonce », comme si c’était une mauvaise nouvelle. Parce que je savais très bien qu’il n’y aurait pas de joie ou de félicitations. Uniquement des regrets et des reproches.

– Major sur 1700 élèves ! TU VOIS que t’es faite pour être avocate !
– Mais ce boulot me donne envie de m’ouvrir les veines !
– Mais tous les boulots donnent envie de crever ! Regarde moi : je suis dépressif depuis 40 ans, je ne dors plus sans somnifères, je n’ai aucun ami, pas de loisir… Mais c’est ça la vie, tu crois quoi?
– …

Non, vraiment, 2014, t’as bien fait de t’en aller. Parce qu’entre ça, le chômage qui fait s’étirer le temps, mon chemin que je n’arrive plus à trouver, ma quête de spiritualité, ma brouille de quatre mois avec mon frère et mes mauvais choix, tu ne valais vraiment pas le coup. Heureusement qu’il y a eu ce super stage et les collègues qui sont devenues de vraies amies, un nouveau neveu, toujours plus d’amour avec Jeanfiki, des copains très présents (et qui me manquent à en avoir mal au ventre) et les supers câlins d’un chat qui a tendance à uriner partout sauf dans sa litière.

A nous deux, 2015. Si tu pouvais m’apporter un peu de lumière sur mon chemin et un boulot qui ne me fasse pas pleurer en rentrant le soir, tu serais au top, merci.

Love,

A.

 

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2 réflexions sur “Adieu 2014.

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