Ma vie londonienne – Bilan de ce premier mois

Demain, cela fera un mois que nous sommes en Angleterre. L’heure pour moi de dresser un premier bilan qui, malheureusement, n’est pas aussi rose que je l’aurais espéré…

  • J’ai arrêté la fac il y a dix jours. Je n’y avais clairement pas ma place. Tous les étudiants étaient en réalité des professionnels qui travaillaient depuis de nombreuses années et avaient déjà beaucoup d’expérience dans le domaine que j’étudiais. J’étais la seule à n’avoir jamais travaillé dans ce secteur. J’avais beau travailler dix heures par jour, je ne parvenais pas à combler mon retard et j’étais noyée. J’ai fini par me décider à contacter le directeur du programme afin de lui parler de mes doutes. J’espérais qu’il me dise que c’était normal, que je venais d’arriver et que ça allait s’améliorer. Au lieu de ça, il a reconnu que la situation était difficile et a proposé d’abandonner et de me rembourser mes frais d’inscription. Mon projet de départ s’écroule.

 

  • Me voici donc à Londres, sans job et sans plan B. Naïve comme je suis, j’avais fondé toutes mes espérances sur ce programme universitaire. Mes parents ont frôlé la crise cardiaque. Mon père m’a dit, je cite, « c’est un échec et c’était prévisible depuis le début ». D’akkeuuuurd. Malgré tout, j’ai décidé de ne pas me flageller. Je refuse de le voir comme un échec et si c’en est un, eh bien tant pis, ce ne sera ni le premier, ni le dernier. Mais pour être tout à fait honnête, j’en au gros sur la patate quand même.

 

  • Je me lance donc à la recherche d’un boulot, d’un stage, peu importe. Je parcours minutieusement les sites de recherches d’emploi à la recherche de quelque chose qui pourrait me convenir. Pas « me plaire », hein, juste « me convenir ». Pour le moment, j’ai perdu toute ambition de m’épanouir dans un boulot. Si je parviens à trouver un job dans lequel je ne souffre pas (spéciale dédicace à toi, mon ancien boss, et à la boule au ventre que j’avais à l’idée de franchir la porte de ton bureau tous les matins !), ce sera déjà pas mal. J’ai déjà un premier entretien jeudi, mais j’hésite à y aller : au téléphone, le recruteur a insisté sur le fait que le job était très difficile, que les journées étaient longues et qu’il fallait vraiment s’en sentir capable. Je sais que, pour le moment, je ne me sens pas assez forte psychologiquement pour endosser un travail trop demandeur. Ca peut paraitre con de dire ça, puisque tous les boulots demandent de l’investissement, mais certains sont plus prenants que d’autres, et je ne veux plus revivre ce que j’ai ressenti lorsque j’étais avocat. Je ne peux plus.

 

  • J-Star et moi avons trouvé un appartement. Dans une grande maison. Par rapport à toutes les horreurs que l’on a pu visiter, celui-ci est dément. Evidemment, il faut faire avec le bad taste anglais, qui consiste à mettre de la moquette de couleurs immondes partout. Il est un peu loin du métro, et j’appréhende déjà le retour lorsqu’il pleuvra, mais on fera avec. J’ai hâte que l’on emménage enfin dedans : retrouver nos affaires, nos odeurs, nos repères. Accrocher les visages de ceux que j’aime sur les murs et pouvoir dire « chez nous ».

photo

  • J’ai ramené Monsieur Oui-Oui de France. Il était super content de nous retrouver, je pense que ces trois semaines sans nous lui ont paru longues, à lui aussi. Ca peut paraître bête, mais avoir ma boule de poils avec moi me fait du bien.

Monsieur Oui-Oui

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4 réflexions sur “Ma vie londonienne – Bilan de ce premier mois

  1. arf courage pour ta recherche d’emploi, ce n’est jamais facile de devoir faire une croix sur les projets qu’on s’était fixés mais en même temps, si tu te sentais vraiment mal, continuer ne t’aurait certainement rien apporté de bon.

  2. Je me reconnais énormément dans tes articles… de la folie….
    Je suis à l’EFB actuellement, et j’ai des gros doutes sur mon avenir : est-ce que la profession d’avocat est faite pour moi ? et même au fond est-ce que le droit est fait pour moi ?
    Je me retrouve dans pas mal d’éléments de ta vie, ce que tu aimes, le fait d’avoir sauté une place, un chéri très présent (on vient de se marier!), ton amour pour Londres (c’est mon rêve d’y vivre en plus Chéri est anglais…), etc. Mais ce doute, cette incertitude sur l’avenir, la peur de décevoir, d’avoir perdu son temps, etc. ça ronge…
    En tout cas, je suis incroyablement admirative de toi, de ton courage d’avoir sauté le pas et d’avoir déménagé carrément ! J’aimerais beaucoup discuter avec toi car la découverte de ton blog et réaliser que je n’étais pas seule est une révélation !
    Bisous et tout plein de courage !!

    • Bonjour AnneV 🙂

      Ca me fait plaisir à moi aussi de voir que je ne suis pas seule 😉 J’ai écrit un article en novembre ou décembre 2013 je crois, dans lequel je détaille un peu plus tout ça. Si ça te dit de le lire…
      Pas de problème pour discuter, tu peux m’écrire via l’onglet « à propos » du blog, on pourra papoter par mail ensuite 🙂

      A bientôt !

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