Ma (nouvelle) vie anglaise – Week #1

Cela fait une semaine que je suis arrivée en Angleterre et celle-ci fut tellement chargée que je sais à peine par où commencer. Par le plus évident, peut-être : ma rentrée à l’université. C’est sans doute ce qui m’effrayait le plus : arpenter des lieux inconnus, faire face à de nouveaux visages, étudier de nouvelles matières et, surtout, éprouver des cours en anglais. Bouais, autant dire que je ne faisais pas la fière.

Dès le premier cours, j’ai pleinement réalisé que les systèmes éducatifs anglais et français n’avaient rien à voir. En France, j’ai passé des années assise sur une chaise, à écouter un professeur parler (ou s’écouter parler, parfois). Rares sont les élèves qui osent interrompre un cours en amphi et le professeur d’université est souvent placé sur un piédestal (comprendre : il a une agrégation, pas toi, donc IL sait et pas toi). En Angleterre, il règne une proximité entre professeurs et élèves dont je n’ai pas l’habitude. Le prof, si tu l’appelles « Monsieur Machin », il rigole et se moque de toi, parce qu’il veut que tu l’appelles par son prénom. Le déroulement des cours n’est pas le même non plus : ici, on forme fréquemment des petits groupes, on discute librement, chacun donne son avis, débat. Contrairement à la France, il est inconcevable de rester 3 heures à écouter un cours sans bouger ou parler. Les anglais semblent avoir parfaitement intégré que tout individu normalement constitué a besoin de se dégourdir les jambes, de faire le vide, ou simplement d’aller prendre l’air frais, régulièrement, s’il veut rester concentré sur la durée.

Tout cela est très positif, mais bizarrement, j’ai un peu de mal à m’y faire. En même temps, après avoir passé plus de 20 ans dans un système totalement différent, c’est sans doute normal.

Le plus dur est sans doute la barrière de la langue. Même si j’ai un bon niveau en anglais, je ressens cruellement mon manque de pratique de ces dernières années. J’ai beaucoup de mal à comprendre certains accents, la manière de parler de certains. Quand nous sommes en petits groupes, je reste en retrait et j’essaie de me concentrer pour comprendre les gens. Pour quelques uns, je n’y arrive tout simplement pas. Je peux ainsi rester de (longues) minutes sans comprendre ce qui se dit. C’est bien beau de regarder des tutos maquillage en anglais sur Youtube, mais quand il s’agit de parler de sujets sérieux, tout de suite, j’ai plus de mal. J’ai également beaucoup de mal à exprimer mes idées. Quand je veux prendre la parole (parce que j’ai beau me cacher, parfois, il le faut bien…), je bafouille, je cherche mes mots, rien n’est naturel ni cohérent, former une phrase construite me demande beaucoup d’efforts. Je me dis que les autres étudiants doivent me trouver bien stupide.

Mais je sais (j’espère) que ça ira. Il y a cette nécessaire phase d’adaptation. Faire face au  décalage qui existe entre ce que l’on attendait d’une situation et ce que l’on trouve réellement. Il va me falloir être forte pour affronter les difficultés car je le savais, je l’ai toujours su : des problèmes, il y en aura forcément. Mais garder en tête qu’au vu de ma situation et malgré tout ce que je pouvais faire, rien de bien ne m’attendait en France, que j’avais ce réel besoin de partir.

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