Dreams come true.

This is it.

Depuis quelques jours, je touche les terres anglaises.

Entre deux cartons, j’ai passé les derniers examens pour obtenir officiellement le titre d’avocat, j’ai rangé, trié, gérer des dizaines de problèmes administratifs en même temps, paniqué quelquefois, eu des doutes souvent, mais ça y est, aujourd’hui, nous y sommes.

Retrouver Londres fut un bonheur intense mêlé d’appréhensions. Au moment où le train a démarré, je me suis dit « ça y est, je ne peux plus reculer ». Je l’ai tellement voulu, tout comme j’avais voulu devenir avocat, j’ai tellement peur que ce nouveau projet connaisse le même sort que l’ancien. Mais je suis convaincue aujourd’hui avoir besoin d’ouvrir ce nouveau chapitre. Je redoute, ô oui, je redoute de trébucher, mais il est à présent grand temps d’arrêter d’avoir peur et de vivre, tout simplement.

Pour le moment, JPS et moi vivons dans un hôtel, avant d’emménager dans un logement temporaire, le temps de trouver notre appartement définitif. Vivre dans une chambre remplie d’énormes valises éventrées n’est pas ce qu’il y a de plus pratique, mais tant pis. J’ai vraiment hâte d’une chose : récupérer Monsieur Oui-Oui (alias, le chat). Entre les grèves d’Air France et le fait de ne pas avoir été correctement renseignée avant le départ, j’ai dû le laisser en France quelques semaines. Je sais qu’il est bien traité comme un prince, qu’il se prélasse sous le soleil d’une véranda et ne se soucie absolument pas de mon sort, mais j’ai terriblement mal vécu le fait de devoir le laisser à la dernière minute. J’avais l’impression de l’abandonner, peur de ne jamais pouvoir le récupérer. Mon objectif maintenant est de tout planifier pour qu’il nous rejoigne le plus vite possible, quitte à prendre le ferry et à devoir se taper dix heures de voyage au lieu de trois. Et j’ai hâte, hâte de reconstruire notre nouvelle vie là-bas.

To be continued…

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Liebster Award

Une fois n’est pas coutume, le dernier article de mon amie Lucie m’a donné envie de réaliser le tag du Liebster Award, parce que je suis comme ces candidats de télé-réalité et autres youtubeuses qui aiment exhiber leurs vies à la populace, mais aussi et surtout parce que ça me fera une pause dans mes révisions de déontologie (car tu ne le sais peut-être pas, cher lecteur, mais la déontologie, c’est pourri).

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Le principe est  de répondre aux 11 questions que Lucie a confectionné avec amour, de dévoiler 11 choses sur soi et, enfin, de poser 11 questions à 11 autres personnes.

Les 11 questions de Lucie

1. Quelle est(sont) ta(tes) phobies ?

Ça va sûrement paraître absurde, mais j’ai vraiment très peur des escaliers. Ce n’est pas une phobie dans le sens où je peux monter et descendre un escalier dans une maison (encore heureux), mais  les monuments historiques et autres endroits champêtres avec des tas de marches me paralysent. Je peux me mettre à pleurer. Cet été par exemple,  je suis montée dans une tour du 14ème siècle faite de 500 marches en bois, bien hautes, exigües, avec à peine la place de poser mes pieds pointure 37. J’étais déjà pas à l’aise à l’aller, mais quand il a fallût redescendre, Jean-Philippe Star a dû passer devant moi, me tenir la main et m’encourager à chaque marche, comme un bébé qui apprend à marcher.

2. As-tu un rituel au moment de te coucher ?

Souvent, je sors ma boîte d’huiles essentielles et, telle la sorcière de la rue Mouffetard, je me confectionne et m’applique un petit mélange adapté à mon besoin du moment. En général, ça me vaut des menaces de divorce par Jean-Philippe Star, dont le petit nez sensible ne supporte pas les odeurs trop fortes.

3. Quelle chanson te parle au point qu’elle aurait pu être écrite pour toi ?

« Ton héritage » de Benjamin Biolay. Cet homme a bien trop de talent, c’est injuste pour les autres.

4. Quels étaient tes jeux et/ou jouets préférés quand tu étais petit(e) ?

J’avais un poupon Corolle que j’adorais et que je trainais partout avec moi. Et puis il y avait également l’ersatz de Barbie « Maman Surprise », dont personne ne se rappelle, ce qui me vexe parce que c’était génial. Tu pouvais lui soulever son gros ventre et là, magie, il y avait un bébé que tu retirais de son utérus, et le ventre redevenait tout plat. Comme je sens que mes explications sont peu claires, vous pouvez jeter un oeil ici. Des heures de jeu, même si cela induit les enfants en erreur quant à l’endroit précis d’où naissent les bébés.

5. Si tu avais une tortue, comme l’appellerais-tu ?

Caroline, c’est tellement original.

6. Quels sont les 3 albums que tu emmènerais sur une île déserte?

Un best-of de Zazie et des Corrs, et probablement un album des Spice Girls (pour me marrer).

7. Quels sont tes deuxième et troisième (voir quatrième) prénoms ?

Marie. D’une originalité sans borne.

8. Comment tes parents justifient-ils ces choix (voir question n°07) ?

« Ton père aimait bien« . Voilà, voilà.

9. Et d’ailleurs, pourquoi tu t’appelles comme ça (ton « vrai » prénom du coup) ?

C’est mon frère qui a choisi parce qu’à l’époque, il était amoureux d’une fille qui s’appelait comme ça (paye l’histoire moisie). Mais en vrai, je suis super fière que ce soit lui qui ait choisi.

10. Quel est ton super pouvoir du quotidien?

Je suis nulle quand il s’agit de moi, mais je sais super bien écouter et conseiller les gens.

Et sinon, je devine direct quand une femme est enceinte, même de très peu de semaines, quand ça ne se voit pas encore.

11. Si tu étais une touche de ton clavier, laquelle serais-tu ?

Non mais Lucie, t’avais vraiment plus d’inspiration à ce moment-là…

11 random facts sur moi

1. Je sais siffler avec mes doigts, comme un bon gros camionneur.

2. Après une opération assez lourde, j’ai eu un gros problème lors du retrait des drains qui m’a valu de m’évanouir de douleur (littéralement, j’entends… Le corps humain est formidable). Depuis, si j’y repense, je me mets à pleurer.

3. J’ai sauté une classe.

4. J’ai rêvé d’avoir un chat pendant des années. Le jour où j’ai adopté le mien, j’ai fait une sorte de « cat blues » et pleuré 48 heures durant en menaçant de le ramener, parce que je ne me sentais pas capable de l’élever. (Je vous rassure, depuis, je l’adore).

5. A l’âge de 4 ans, j’ai avalé une bouteille d’engrais pour rosiers en pensant que c’était du sirop. Ça m’a valu un lavage d’estomac et deux jours à l’hôpital.

6. Un jour, mon frère m’a tellement fait rire que j’en ai fait pipi dans ma culotte (j’étais jeune, hein).

7. Je figure sur la pochette d’un album de Zazie.

8. Si je pouvais faire n’importe quel métier, ce serait sage-femme. C’est dommage, j’ai pas eu l’idée au lycée.

9. Je pleure à tous les mariages (même si ce sont des gens que je connais à peine) et à la vue de n’importe quel accouchement à la télé.

10. Je ne supporte pas les gens radins. Mais vraiment pas. Je peux adorer tous les aspects d’une personne, mais si elle a des oursins dans les poches, c’est rédhibitoire.

11. J’ai une passion incontrôlable pour tout ce qui a des pois, des paillettes et des plumes.

A VOUS, MAINTENANT !

Si vous souhaitez réaliser ce tag, répondez aux questions suivantes. N’oubliez pas d’indiquer 11 choses sur vous et de m’indiquer que vous avez répondu aux questions, afin que je puisse aller voir :

1. Si tu rencontrais ton « toi » d’il y a 10 ans, que lui dirais-tu?

2. Si tu pouvais réparer une de tes erreurs passées, laquelle ce serait?

3. Collectionnes-tu quelque chose?

4. Quel livre offrirais-tu à ton ou ta meilleur(e) ami(e) ?

5. Quel(s) site(s) internet consultes-tu tous les jours?

6. Si tu pouvais faire n’importe quel métier, lequel ce serait (indépendamment de toute question d’argent/d’études/de niveau/d’âge) ?

7. Te souviens-tu de la manière dont tu as appris que le père Noël n’existait pas?

8. Tu as une après-midi à perdre : que fais-tu?

9. Tu te lèves en pleine nuit avec une petite fringale : quel encas  prépares-tu?

10. On est d’accord qu’Alizée, teinte en blonde, c’est vraiment du n’importe quoi?

11. En cas de déprime, où vas-tu te réfugier?

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Si j’étais moi.

Je savais que ce serait dur.

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Je savais que préparer un déménagement à l’étranger, trouver un appartement, tout en passant les examens finaux de l’école du Barreau serait éreintant, stressant, parfois décourageant.

Mais je crois que dans la douce folie qui a suivi l’annonce de ma nouvelle vie (« on se casse, on se casse, on se caaaaasse »), je n’avais pas mesuré l’ampleur de la tâche. Ou pas voulu la voir.

Et pourtant, on y est. Il faut penser cartons, démarches administratives, résiliations, voyages. Il faut aussi penser examens, déontologie, révisions. Il faut penser famille, amis, dire au revoir à tout le monde.

Et même si je l’ai désiré plus que tout, même si je suis heureuse de retrouver l’Angleterre, j’ai peur. Terriblement. Ces dernières semaines, j’étouffe sous des angoisses continuelles. J’ai peur de ne pas y arriver, que ce soit là-bas ou ici. J’ai peur de foirer mes derniers examens, parce que réviser est difficile quand on doit en même temps poser les jalons d’une autre vie ailleurs. Mais aussi parce que j’ai peur, tout le temps, de me planter.

J’ai peur de ne pas parvenir à m’acclimater à la vie d’étudiante londonienne, de ne pas comprendre les cours, la langue, que l’on ne me comprenne pas. J’ai peur de faire une année d’études supplémentaire pour me planter encore une fois, et de sacrifier les économies d’une vie à cause d’une nouvelle erreur.

J’ai peur de quitter mes amis, mes repères. Mes copines chéries, les meilleures du monde, avec lesquelles je peux aussi bien rire qu’avoir les conversations les plus sérieuses, et qui répondent toujours présentes. Ma bande de garçons du lycée, que j’aime comme des frères, et qui me rappellent sans cesse d’où je viens. Tous font partie de ce que j’ai de plus cher au monde, et je mesure la chance que j’ai de les avoir dans ma vie.

Et puis, il y a la famille. Comment faire avec une maman qui fond en larmes à chaque fois qu’elle évoque mon départ? Comment gérer la culpabilité de la laisser ? Je suis convaincue que je dois enfin vivre pour moi et devenir l’unique maîtresse de mon avenir. Partir m’aidera à couper le cordon et à me détacher de la pression familiale. Mais pour autant, comment quitter sereinement une maman qui, psychologiquement, ne va pas bien? Comment partir sans se retourner alors que son état ne fera qu’empirer? Comment vivre chaque jour en ayant peur de la sonnerie du téléphone et des nouvelles qui pourraient arriver?

Parfois, j’ai l’impression de perdre pied. Que je fais une erreur. Que j’ai vu trop grand. Je ne sais plus comment y arriver. Dans ces moments-là, Jean-Philippe Star est toujours présent. Il est mon pilier, la caresse qui me rassure et la voix aimante qui me murmure que tout va bien se passer. Il est fort pour deux… mais jusqu’à quand? Je suis insupportable. Je m’énerve, je perds patience, j’envoie tout valser et je veille méticuleusement à tout saboter. Parce que ce serait tellement plus simple de ne pas avoir à affronter ce qui me fait peur, ce qui me fait du mal. Parce qu’au moins, je ne prendrais pas de risques.

La vérité, c’est que je crois que je me déteste. Que j’ai beau vouloir me rassurer (« c’est pas grave si t’es un bébé-avocat qui n’a plus envie d’être avocat, ça arrive« ), je m’en veux terriblement. D’avoir manqué de courage, de m’être voilée la face durant des années, parce que c’était évidemment plus facile que de se remettre en question. D’avoir trop écouté les autres, sans prendre le temps de me poser, de regarder les nuages, de me demander qui j’étais et ce que je voulais devenir. D’avoir été obsédée par ce qu’« on » allait penser de moi, sans penser à faire de moi quelqu’un que j’aime. Malgré tous les efforts que j’ai fournis, le travail que j’ai accompli, je n’arrive pas à être fière de moi. Et pire, je m’en veux de faire rejaillir cette frustration sur ceux que j’aime le plus. Si un jour je me retrouve seule, ce sera entièrement de ma faute.

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