(Remonter à la surface pour enfin respirer)

Quand tu ne peux plus faire autrement, tu remontes à la surface.

J’ai laissé ce blog à l’abandon. Un peu à cause des examens, du stage qui prend trop de temps et du vide à ne pas raconter. Mais surtout à cause de l’attente. L’attente.

Juillet 2013 – Juillet 2014

Une année en montagnes russes, où les émotions s’entremêlent, les coups de gueule se déchaînent, où je ne suis qu’une fille paumée dans une vie trop grande pour elle. Le rêve d’être quelqu’un qui, finalement, ne me correspond pas. Abandonner un projet pour lequel on s’est sacrifié pendant huit ans est une douleur immense. On m’a souvent dit « c’est pas grave, t’as qu’à te reconvertir !« . « T’as qu’à »… Comme s’il s’agissait d’un cours de yoga que l’on souhaite abandonner parce l’on trouve ça juste hyper chiant. J’avais choisi de devenir avocat à 14 ans. C’était mon sacerdoce, l’une de mes raisons de me lever le matin, et celle pour laquelle j’ai bossé d’arrache-pied pendant si longtemps. Prendre conscience que ce chemin n’est pas celui de mon bonheur, ce n’était pas juste un faux-pas ou une petite erreur à rattraper. En renonçant à ce projet, j’ai perdu une partie de mon identité, j’ai perdu ma ligne d’horizon. J’ai dû faire face à d’immenses bouleversements dans mes rapports avec les autres et dans ma relation avec moi-même. J’ai dû continuer malgré le fait que je ne supportais plus mon visage, ma carcasse inutile, et en me demandant chaque jour quel intérêt j’avais à être là.

Il fallait remonter. Reprendre de l’air, des couleurs, et le contrôle de ma vie. Cesser de me trouver des excuses, cesser de me réfugier derrière ma peur. Tout l’amour des miens ne pouvait me suffire : j’étais la seule à pouvoir me sauver. Alors j’ai procédé par petits pas. L’un après l’autre, prudemment, comme un enfant qui apprend à marcher. Le premier pas était le plus dur. Mais j’ai avancé, sans penser au futur, sans faire l’étalage de grands projets, pour ne pas m’effrayer moi-même. Lentement. En essuyant des déceptions, parfois. En ayant peur, toujours. Mais toujours ancrée dans le présent.

Il me fallait me trouver, me retrouver. Dans cette nouvelle vie, je ne savais pas grand chose : j’ignorais à présent qui j’étais, qui je voulais être et où était ma place. La seule mini-étincelle qui me restait était mon envie de retourner vivre à Londres. Alors j’ai oublié que ce n’était pas possible. Et j’ai tenté de m’y faire un chemin.

J’ai écumé les sites internet et les forums de discussion, juste comme ça. Sans grande stratégie, au début. Jusqu’au moment où il m’a fallût me lancer. Toujours juste comme ça. En espérant très fort, néanmoins. Il y a eu les semaines d’incertitude, ces heures durant lesquelles je me disais que je faisais une connerie, ces envies de retourner en arrière. Et finalement, le rêve est là. Je reprends forme dans une immense respiration. Je suis toujours la même avec mes tas de peurs et ce petit côté névrosé dont j’aurais voulu ne pas hériter… Mais même si rien n’est encore évident, même si de nombreuses embûches me guettent, je suis fière. Fière de prendre le contrôle de ma vie.

London, here I come (again) !

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Une réflexion sur “(Remonter à la surface pour enfin respirer)

  1. Je comprends tellement tes doutes, tes peurs et cette impression de ne pas respirer.
    Se lancer dans une nouvelle aventure, abandonner une part de nous … C’est dur mais je sais, j’en suis sûre que ça ne sera que du bonheur ! ❤

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