Comme le dit ce bon Serge, "je suis malaaadeuuuh".

C’est dommage que je déteste être malade, parce que je le suis la moitié de l’année.


Je me sens obligée de préciser que je « déteste » être malade, parce que j’ai appris qu’il y a des gens qui aiment ça. Tu leur dis que t’as été arrêtée 3 semaines, ils réagissent comme si tu leur annonçais que t’avais gagné la cagnotte du vendredi 13 au Loto :
         – Ouah la CHANCE ! Tu m’en donnes un peu ? Steplaît, steplaît !
C’est bien connu, pendant un arrêt-maladie, t’es tellement en forme que tu peux aller faire du shopping et regarder les 6 saisons de Sex and the city. Bullshit. Quand t’es malade, tes neurones sont engloutis par les miasmes, tu tiens sur tes jambes tel Bambi qui apprend à marcher (et quand je dis « Bambi », je parle du faon, pas de Michael Jackson, suivez un peu). Même suivre « Motus », tu peux pas, trop compliqué. Tu envisages juste de boire la solution hydroalcoolique pour voir si ça peut aussi tuer les virus à l’intérieur de ton corps.
Quand j’étais petite, j’étais hyper douillette. J’en rajoutais même un peu pour que ma maman vienne me faire des câlins et me permette de sécher l’école. J’avais un petit rhume et je le vivais comme une tuberculose. Que fait Françoise Dolto quand on a besoin d’une bonne analyse pédopsychiatrique ? Et puis un jour, je me suis faite opérer et on m’a posé des drains de Redon près de chaque rein : pas grand-chose, juste un gros tube avec un harpon au bout qui te déchire les chairs au moment de le retirer. Comme les infirmières n’arrivaient pas à le faire parce que je hurlais trop, elles ont appelé le chirurgien. Le type le moins humain de la terre. Il m’a retiré les drains si brutalement que j’ai cru que j’allais vomir de douleur. Mais lui, il était content de jouer les charcutiers :
    – Oh ben tu vois, c’était RIIEEEEN ! C’est vraiment un truc de GONZESSES de pleurer, ça ! C’est comme toutes ces femmes qui crient pendant l’accouchement, j’ai jamais compris ! De toute façon, les femmes, suffit qu’elles aient leurs règles pour qu’elles chialent !
Je l’ai écouté, je l’ai maudit, et allez savoir pourquoi, à ce moment-là, j’ai pensé très fort à Angelina Jolie. J’ignore pourquoi. Une fois j’ai raté un partiel parce que j’avais une chanson de Cauet dans la tête et que ça m’avait empêché de me concentrer pendant 3 heures. Où est Freud quand on a besoin d’une bonne psychanalyse ?
Le truc chiant quand t’es malade, c’est que tout le monde te le fait remarquer. C’est dans ces moments-là qu’il faut avoir confiance en soi et en son potentiel séduction, parce que tous tes collègues se passent le mot pour te faire comprendre que la crève te rend clairement moche :
          – Mon dieu, t’es blanche !
         –  Oui, je suis malade.
         –  Et puis tu as de ces cernes !
        –   Je sais.
        –   Non mais tu fais vraiment PEUR !
         – 

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Le jour où j’ai voulu devenir rousse. Non, ce n’est pas un blog beauté.

Je pense que s’il est une véritable épreuve dans la vie d’une fille, c’est celle d’aller chez le coiffeur.
Encore plus quand on a des cheveux pourris comme les miens : fins comme une toile d’araignée, secs comme une botte de paille, bouclés un jour sur deux (le reste du temps, rêches comme une Spontex usée). Je ne m’en plains pas, ils me font la misère depuis 25 ans, j’ai dépensé trois SMIC dans des sérums, masques, capsules anti-chute, mousses coiffantes, disciplinantes, ébouriffantes, restructurantes, redensifiantes, et plein de trucs en -antes, mais rien n’y fait, je suis un désastre capillaire permanent. Je m’en fiche, j’ai de forts beaux poignets, tu peux pas test, chaiii. 
N’en demeure pas moins que la visite chez le coiffeur est toujours l’occasion de me rappeler que ce que je me trimballe sur la tête relève plus du fox terrier que de la chevelure de princesse. D’abord parce que le coiffeur a TOUJOURS la même réaction :
– Mon dieu, qu’ils sont secs !
Il dit pas « ils sont secs » genre « ah c’est embêtant, ils sont secs », non. Il dit ça comme si on lui annonçait le kidnapping de son fils : 
– Oh mon dieu, Kevin a été enlevé ! Oh mon dieu que vos cheveux sont secs !
A chaque fois, j’ai presque envie de le consoler. Oui, mes cheveux sont vilains, oui je fais des soins, non tu ne pourras rien pour me sauver, coupe-moi juste un peu les pointes et ça ira très bien. 
Cette fois-ci, je voulais être rousse. J’avais décidé que puisque j’étais née avec une peau de rousse et tous les inconvénients qui vont avec, je devais réparer l’injustice qui m’avait rendue brune. Et ainsi mettre fin au surnom débile que mon cousin me donne depuis dix ans : 
– Hey Nolwenn Leroy !
– Hein?
– Bah oui, t’es brune, t’as la peau comme un cachet d’aspirine et les yeux clairs ! Nolwenn ! Nolwenn ! 
Il faut dire que ma copine Laurence m’a un peu poussée. Quand je dis « un peu », c’est un euphémisme : elle m’a harcelée à base de deux textos par jour pendant trois mois. Même si je sais qu’elle est de bon conseil, j’avoue avoir parfois un peu douté :
– Ce qui t’irait bien, c’est un roux à la Fifi Brindacier !
– Euh…
– Un truc carotte, bien flash, qui collerait avec ta personnalité d’adoreuse de paillettes ! Pourquoi t’aimes pas?
– Parce que j’ai un emploi.
J’ai demandé son avis à Jean-Philippe Star pour la forme, mais depuis qu’un jour je suis revenue de chez le coiffeur avec 20 centimètres de cheveux en moins et qu’il a mis 2 heures à s’en rendre compte, son droit de veto conjugal lui a été retiré. En plus, le seul truc qu’il aime, c’est les mèches sur le front : 
– A ton avis, je coupe comment?
– Avec une mèche sur le front !
– Mais quelle longueur ?
– Une mèche sur le front !
– Tu crois que je dégrade?
– Oui, pour faire une mèche sur le front.
Comme le dit ce bon Claude François, le coiffeur, « ça se chante et ça se danse, et ça revient, ça se retient comme un chanson populaire ». J’ai donc eu une fois de plus droit au célèbre refrain « vos cheveux sont moches », mais avec une petite variante :
– C’est drôle, on dirait que vous avez gardé vos cheveux de bébé. 
– Ah?
– Oui. Fins, mous, quasi-inexistants, sans intérêt.
– …
Se faire teindre les cheveux, c’est pas ce qui est le plus long. Non, ce qui prend le plus de temps, c’est de demander à la coiffeuse de se connecter sur Internet pour lui montrer des exemples de couleur qu’on aime bien : 
– Alooors… G-O-G-O-L-E.
– Euh,  je crois qu’il faut taper « Google » en fait.
– G-O-U-G-U-E-U-L-E. 
– …
– Ah, il m’a encore ouvert une pub ! Je vais devoir redémarrer l’ordinateur !
Finalement, c’était cool. J’ai passé 30 minutes avec un casque chauffant au-dessus de la tête et j’ai pas osé bouger de peur de me cramer une oreille. On a disserté sur le thème « Nicolas Bedos est-il bien foutu? » (cherchez pas), débattu sur « Faut-il être pro Karine Lemarchand ou pro Lilian Thuram? » et elle m’a demandé quelques conseils juridiques pour le divorce de son beau-frère (cherchez pas non plus).
Et donc, je suis (un peu) rousse. Je suis pas Christina Hendricks, mais je reconnais que ça fait beaucoup de bien de changer. En plus, j’ai pu lire tous les « Closer » depuis mai 2008, je suis hyper au taquet.

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Une bien belle invention qu’est la télé-réalité

Au début de notre histoire, Jean-Philippe Star ne connaissait pas la télé-réalité. Mais comme être en couple, c’est aussi le bonheur de partager des choses et de s’enrichir mutuellement, je lui ai fait découvrir.

 


Comme c’était l’été, j’ai commencé très fort et je lui ai fait regarder l’Île de la tentation chaque semaine. C’était aussi une manière d’éprouver ses sentiments et de voir s’il m’aimait vraiment : c’est aussi pour ça que je lui ai vomi dessus deux mois après. Quand j’ai vu qu’il était capable de me tenir la tête pendant que je quichais dans un parking pour la 7ème fois de la journée, j’ai su que c’était le bon. Une autre idée du romantisme dont les éditions Harlequin devraient s’inspirer.

« L’Île de la tentation » donc. Un concept révolutionnaire pour l’époque. Quatre couples de dindonneaux séparés par une plage pendant 10 jours, entourés de greluches et de strip-teaseurs au teint orange. Il y en a toujours un pour tromper « la femme de sa vie, la future mère de ses enfants, ouais ouais bébé, tac tac t’as vu » au bout de 48 heures, ça ne rate jamais. Jean-Philippe Star, il comprenait pas l’intérêt anthropologique de la chose :

–          Mais pourquoi on regarde ça au fait ?

–          Attends, y’a Brandon qui trompe Cindy !

–          Mais tu regardes ça pour les paysages en fait ?

–          Tu le fais exprès ou quoi ?

J’ai jamais réussi à le convertir aux couples qui se déchirent, par contre depuis il est devenu accroc à « la France a un incroyable talent ». Cette fois, c’est moi qui ne vois pas bien l’intérêt :

–          Mais pourquoi on regarde ça au fait ?

–     Attends, y’a un type qui dresse des caniches pour qu’ils chantent la Marseillaise ! C’est trop bien !

Dans cette émission, on retrouve le schéma classique avec big love pour les danseurs de break dance, le mec bodybuildé qui joue les hommes-drapeau au bout d’une corde et, ma préférée, la gamine de 8 ans qui chante du Whitney Houston. Heureusement, pour redynamiser tout ça, il y a Gilbert Rozon. Il fait le boulot dont rêvent de nombreux gens : il est payé pour être odieux. Au moins, c’est le seul à être honnête et à dire que le numéro du type qui fait des flammes en pétant, c’est naz. En plus, il est québécois, mais pas le québécois épuisant genre Céline Dion, non non, lui tu peux l’écouter sans avoir mal à la tête. J’écoute uniquement quand c’est lui qui parle :

–          Tabarnak, j’suis tanné, c’est platte c’que vous m’faites lô!
–          ?
–          J’va pas m’badrer de t’ça ! Vous m’niaisez ! 

–          On comprend rien, Gilbert.

–          C’est de la MERDE ! Allez, tirez-vous.


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De la condition de stagiaire

Avec un peu de chance, j’aurai un vrai travail avant mes 50 ans.



Si je veux me faire peur, j’ai pas besoin de lire les faits-divers dans les journaux ou de lire un bouquin de Patrick Sébastien. Il suffit que je parle à mes anciens copains de collège sur Facebook :

– Je suis marié, j’ai deux enfants et je travaille au sein d’une grande multinationale ! Et toi, qu’est-ce que tu deviens?
– Ben moi je suis stagiaire.

Être étudiante, c’est bien, mais 8 années après avoir passé mon BAC, je commence à trouver ça long. Mon père aussi : 

– Quand est-ce que tu passes ton examen de la Barrette et que tu deviens avocat là?
– Euh… l’examen du Barreau tu veux dire?
– Oui voilà. Quand est-ce que tu cesses de vivre à mes crochets alors? 

Être stagiaire, ce n’est pas uniquement avoir une paye minuscule. C’est aussi et surtout être constamment perdu :

– Tiens, voilà le dossier Duchemont, ça parle de fusion-acquisition, de sociétés fantômes et de droit norvégien. Tu me rédiges une assignation pour demain.
– Mais je pensais que c’était un stage en droit de la famille ! 
– Ben il a une famille, Monsieur Duchemont : une maman, un papa… Voilà, t’as qu’à te dire que c’est presque pareil.



A chaque fois que j’ouvre un nouveau dossier, le même processus s’enclenche : 
Etape 1 : je constate que je ne comprends rien.
Etape 2 : je lis 40 fois la même définition dans le dictionnaire juridique.
Etape 3 : je chouine auprès de Jean-Philippe Star sur Gtalk.
Etape 4 : j’envisage une reconversion dans la maçonnerie ou la télé-réalité.

Au moins, cette fois-ci, j’ai un vrai maître de stage. Un qui sait des choses, un qui peut te transmettre des connaissances. Mon ancien patron, lui, il voulait rien me transmettre du tout : son obsession dans la vie, c’était d’acheter les fournitures de bureau : 

– Je vais commander des fournitures de bureau ! 
– Quoi? Mais c’est la 3ème fois cette semaine ! 
– Oui mais… mais on n’a pas d’équerre ! C’est utile ça, dans un cabinet d’avocats, une équerre !
– Vous pourriez m’aider pour ce dossier? Je ne comprends pas très bi…
– Ah non non non, j’y connais rien, moi. Par contre, je vais te commander un beau rapporteur.





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Il faut bien commencer quelque part…

Il faut bien (re)commencer quelque part.


Il y a quelques années, j’ai raconté mes péripéties estudiantines ailleurs. Jusqu’à m’essouffler. 

Aujourd’hui, je me décide à enrichir la blogosphère d’un énième blog d’une nana qui raconte sa vie et des histoires de chats. 

Dans cette pièce qui s’annonce passionnante, les protagonistes seront : 

(Je ne sais pas dessiner, vous l’aurez compris).


Moi.
Un quart de siècle, une passion pour Londres, les jupes tutu et à plumes, les paillettes, les chats, les pois, les toboggans, Amélie Poulain, la trilogie du Coeur des hommes et le rouge à lèvres.

(Pas d’amélioration au niveau des dessins).
Jean-Philippe Star (plus communément appelé JPS).
Huit ans à me supporter qu’il est le Soleil de ma vie. 
Il a beaucoup de cheveux, une moustache, une guitare et voue une passion immodérée (que je ne comprends pas) aux jeux consistant à se bastonner entre personnages virtuels.
 
Le chat.
Écope depuis toujours de surnoms ridicules. Il entretient une passion pour les croquettes et les bouts de plastique qui servent à fermer le sachet de pain de mie. N’aime tout simplement pas les gens (à part JPS et moi).

Here we go…