Le jour où j’ai fait passer un entretien.

Dans les épisodes précédents, notre héroïne se retrouvait une fois de plus seule dans son taff après la démission de sa Collègue Chérie (il aura fallu 1 an pour la recruter et 9 mois pour qu’elle se barre, mais de quoi me plains-je après tout?). J’étais sincèrement triste qu’elle s’en aille (comprendre : j’ai pleuré en continu pendant tout un week-end). C’est toute l’ambiguïté de mon personnage : je suis une vraie sauvage mais quand je finis par m’attacher, c’est pour la vie (je suis sûre que ça me vaudra un biopic, tiens). Et puis elle m’avait expliqué qu’elle avait été chassée par un cabinet de recrutement qui lui avait proposé l’offre du siècle, près de chez elle, une paie avec beaucoup de zéro, c’était limite si un lutin particulier avait pour unique tâche de l’éventer dans son bureau tout en lui apportant des canettes de Ice Tea. Bref, l’aubaine. J’étais contente pour Collègue Chérie. En plus, elle a été sympa : en partant, elle m’a donné accès à sa boîte mail pro pour que je reprenne ses dossiers. C’est comme ça que le lendemain de son départ, j’ai reçu un mail disant : « Bonjour Collègue Chérie, nous avons bien reçu le CV que vous avez envoyé il y a 4 mois, pourriez-vous nous recontacter?« .

boum.gif

Finalement, Collègue Chérie avait « un peu » cherché cette aubaine, sans oser me le dire. Je ne comprends pas pourquoi : pour ne pas me faire de peine? parce qu’elle n’assumait pas d’avoir fait un passage express dans la boîte? Peu importe. J’ai été peinée qu’elle n’ait pas été plus honnête, mais qui suis-je pour juger? (cette propension au non-jugement et au pardon vous est gracieusement offerte par mes années de catéchisme). Breeeeef. Il allait donc falloir lui trouver un remplaçant, et vite. Déjà, pour le « vite », c’était râpé, parce que 3 mois de préavis ne suffisent apparemment pas aux Ressources Humaines pour poster une annonce sur Linkedin :

– Vous avez recruté le remplaçant de Collègue Chérie? Parce que je veux pas vous mettre la pression, mais elle s’en va après-demain… 
– Hein, QUOI? Ah hum oui, on est euh… on est large, easy. 48 heures pour un recrutement, c’est plus qu’il n’en faut. 

Résultat des courses : j’ai dû attendre un mois de plus pour obtenir une liste de candidats. Déjà, quand tu enlèves ceux qui ne correspondent pas à l’annonce (« oui je sais que vous cherchez un ingénieur mais je suis jardinier, c’est presque pareil, y’a 2 « i » à chaque fois ») et ceux dont tu perçois clairement le profil trafiqué (aka le mec qui a 18 CV référencés sur Google, avec des expériences différentes à chaque fois), reste plus grand monde. Au milieu de ceux-là, il y avait une candidature qui ressemblait à une dissertation, avec des titres soulignés, des alinéas et tout :
I – L’objet de ma candidature : ma formation pluridisciplinaire au service de votre entreprise et du poste à pourvoir
II – Mon intérêt pour les services de votre entreprise : déterminisme ou déclinaison sociale? 

Déjà, ça semblait un poil louche. Alors, pour me rassurer (ou me faire peur, au choix), j’ai contacté une ancienne collègue qui, ô coincidence, avait travaillé dans la même boîte, à la même époque que ladite candidate. Sa réaction fut sans appel :
–   POSE CE TELEPHONE IMMEDIATEMENT, DEBRANCHE TES MAILS ET ELOIGNE TOI DE SON CV : ELLE EST CHTARBEE.

J’aurais bien voulu, mais les RH avaient déjà fixé un entretien le lendemain. Et malgré ce qui m’avait été rapporté, je me suis forcée à rester impartiale et à y aller sans a priori (le non-jugement, le catéchisme, vous vous rappelez?). Elle ressemblait beaucoup à Amélie Nothomb, elle avait la coiffure de Foresti dans son sketch « je ne suis pas folle, vous savez« , mais c’est même pas le sujet, je vous fais juste un peu de story telling. Le plan, c’était de m’entretenir avec elle pendant 1 heure avant ma directrice, pour que je puisse la tester sur le plan technique et donner un avis. C’est bien simple, j’ai eu le temps de lui poser 2 questions avant qu’elle ne m’arrête :
– Mais attendez attendez… J’ai l’impression de passer un entretien d’embauche là !

what.gif

J’ai dû lutter très fort avec moi-même pour ne pas lui demander si elle pensait qu’on l’avait fait venir pour prendre le thé dans une salle de réunion. Cherchez pas,  on lui envoie un mail intitulé « Convocation entretien de recrutement« , elle estime que « c’était quand même pas très très clair« . Tout en prenant un air condescendant parce que, c’est bien connu, se comporter comme une garce donne envie de travailler avec quelqu’un. J’ai poursuivi pendant 10 minutes pour ne pas la planter sur place (et parce que je suis coconne aussi, sans doute), j’ai dit « bon eh bien, merci d’être venue » et je suis partie.

james.gif

Et j’ai toujours pas de collègue.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

« Mais… Gigi? C’est toi que je vois là-bas dans le noir? »

Toc toc toooooc. Evidemment, y’a plus personne, mais c’est ma faute, à force d’écrire tous les 6 mois ! Mais booon, c’est le dernier jour de 2017, l’occasion de faire le bilan comme le chantaient Jacki et Ben-J, et puis comme je l’avais déjà fait en 2014 et 2015, allons-y Alonso !

Disons que grosso modo, 2017 était une bonne cuvée, principalement parce que j’ai passé une grande partie de l’année à préparer le W.E.D.D.I.N.G, ce jour un peu fou qui m’a apporté encore plus de bonheur que je n’aurais pu l’imaginer (ah, ça, je risque de passer les prochaines minutes en mode larmichette, alors si tu y es allergique, je t’encourage à te reporter au paragraphe suivant). J’avais souvent entendu des gens dire que c’était le plus beau jour de leur vie, et honnêtement je trouvais ça un peu con/triste, mais depuis, j’ai compris. Recevoir autant d’amour dans une journée, de sourires de partout, être entouré des gens auxquels on tient le plus, ceux qui sont là depuis toujours et avec lesquels on a grimpé des montagnes, mais aussi d’autres plus récents, ceux que l’on voit peu mais qui sont présents dans les moments importants, toute cette bienveillance, ces petits gestes même dérisoires qui ont pour unique but de nous faire plaisir, de nous aider à profiter de ce jour, les mots attrapés à la volée et que l’on essaie à tout prix de retenir, des instants cachés mais précieux, et puis, pouaaaah, encore une fois je me répète, mais de l’amour, de l’amour et rien que de l’amour. Et je ne vous parle même pas de l’essentiel, le plus grand et le plus beau dans tout ça, épouser JPS, nous unir, c’était tellement fort, tellement au-delà de tout ce que j’aurais pu penser vivre, j’en suis encore émue à chaque fois que j’en parle, voyez.

Voili, voilou pour le mariage. Mais 2017, c’est également 364 autres jours et parmi eux, en vrac :

  • 3 coupes de cheveux, donc la dernière COMPLETEMENT FOIREE. Déjà, une semaine avant le mariage, la coiffeuse à qui j’avais demandé d’unifier ma couleur (ben oui, j’ai pas les moyens d’aller en salon faire des retouches tous les mois, vis ma vie de meuf qui a des cheveux blancs depuis ses 17 ans), en prenant bien soin de préciser « attention, pas trop foncé » s’est complètement plantée et m’a fait une couleur noir corbeau. Résultat : j’avais la coupe de Cher le jour de mon mariage. Déjà, c’était un sérieux indice que j’aurais dû me méfier. Quand j’y suis retournée il y a 3 semaines, j’ai carrément eu droit à un carré une coupe au bol genre Mireille Mathieu, dégradée bien court sur le devant, et avec mes cheveux qui remontent sévère en bouclant, je ressemble à… à rien, en fait. 2018 commencera donc sous le signe des cheveux attachés (même s’ils sont tellement courts qu’une bête queue de cheval est impossible).
  • Toujours plus de boulot, une nouvelle co-bureau qui a posé sa démission au bout de 6 mois quand elle s’est rendue compte à quel point c’était l’enfer, d’autres collègues sympathiques avec qui je peux partager ma passion pour les années 80, et d’autres complètement cons qui pensent que je suis à leur service. Le positif reste quand même que ma boss m’a filé une augmentation pour éviter que je claque la porte. Bref, bilan mitigé. Je ne suis toujours pas épanouie dans mon travail, j’ai toujours très envie de changer de voie mais le problème est le même : je ne sais pas quoi faire de ma peau.  Il faut vraiment que je travaille sur moi et la confiance que je me porte, et comme n’a cessé de me le répéter mon ex-co-bureau : « Charlie, tu dois apprendre à te va-lo-ri-ser » . En 2018, j’essaierai donc d’apprendre à garder la tête haute, me dire que si j’ai de bons résultats c’est peut-être parce que je le mérite, que je suis pas troooop concon, et à m’affirmer de manière générale. Programme chargé, donc.
  • 2017, c’était pas une grosse année niveau famille. Apprendre à ne pas souffrir de la dépression de mes parents, vivre ma vie malgré cela : j’ai déjà un peu avancé sur ces points cette année, mais ce n’est pas encore fini (oula, non). J’ai au moins gagné un peu de sérénité par rapport à mon frère, qui a été tellement présent pour moi lors du mariage. Voilà, je n’ai pas la vie familiale que j’aurais souhaité, j’envie sacrément les familles unies, j’ai parfois un pincement au coeur quand j’entends certains me raconter les week-ends passés avec leurs tribus, mais j’ai progressé de ce côté-là.
  • Cette année a aussi été marquée par ma pratique de la méditation, même si ça fait déjà quelques années. Je me suis remise à un rythme quotidien, voire bi-quotidien, avec quelques périodes de relâche parfois. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça me fait beaucoup de bien, en me permettant de prendre de la distance et d’appuyer sur le bouton « pause ». Grâce à la méditation, j’ai aussi appris à renoncer quand il le fallait : j’ai réalisé que je ne pouvais pas aider tout le monde. Je ne supporte pas de voir les gens que j’aime aller mal, c’est viscéral,  j’ai envie de les aider mais ça ne marche pas toujours, et quand je réalise à quel point je suis impuissante, ça me rend triste, en colère même.  J’ai fini par réaliser que, parfois, certains ne sont pas prêts à recevoir de l’aide ou se complaisent dans des situations négatives pour des raisons qui leur appartiennent. Que l’on ne peut pas aider quelqu’un qui ne le souhaite pas . Que ce n’est pas forcément moi que l’on rejette en faisant ça. J’ai appris à lâcher prise, à prendre de la distance, et même s’il m’arrive de toujours ressentir de la frustration , je le gère bien mieux.

Voilàààà, mine de rien c’était une année chargée ! Au menu de mes bonnes résolutions : reprendre ce blog. Ouais ouais, j’y crois ! En attendant, passez une bonne soirée les enfants, soyez prudents sur la route (les conseils de Mamie Charlie) et A L’ANNEE PROCHAINE COMME ON DIT.

 Rendez-vous sur Hellocoton !

(en vrac) (mariage, respect et bouffe)

Je n’ose commencer ce post par un « ça fait un bail que j’ai pas écrit », ça pourrait devenir une habitude, même si effectivement, ça fait un bail que j’ai pas écrit. Mais bon, après tout, est-ce ma faute si j’ai une vie palpitante et si je dois accomplir des tâches de premier plan comme faire un benchmark de pralines pour le mariage (ça, c’était pour donner du grain à moudre à ceux qui se croient anticonformistes en clamant que le mariage, c’est so riiiiing’ et qu’ils ne voient pas l’intérêt. Tût tût les rageux !).

tumblr_onon9rjMkw1sbzal4o2_500.gif

Comme je ne sais pas par où commencer et qu’il n’y a ni ordre ni lien à ce que j’ai à raconter, on va revenir à la bonne vieille technique des bullet points (« boulettes points » comme dirait ma patronne) :

  • Ma patronne justement. Ces derniers mois, elle me donne de nouvelles responsabilités à haut risque telles que rédiger des courriers parce qu’elle a la flemme de le faire elle-même ou constituer des dossiers de 800 pages qu’elle ne lit jamais. Son argument de choc? « Vous rédigez si bieeeeeen, vous avez un réel tâââââlent, vous n’avez jamais pensé à faire Science Pôôô? » (elle pense sûrement que les sirènes du compliment vont susciter chez moi une soudaine inclinaison à faire les basses besognes).
    En vrai, j’ai surtout le syndrome de la bonne élève qui ne sait pas dire non, et je crois que mes collègues l’ont vite compris. Mon défi en ce second semestre 2017 : apprendre à envoyer bouler fermement et proprement. Et justement, j’ai eu mon premier exercice pratique (cf. point suivant)
  • L’autre jour, j’étais en réunion avec Jean-Mi du marketing et sa clique, et Jean-Mi, qui aime se faire mousser en balançant des vannes à la Guy Montagné, a fait une remarque devant tout le monde sur… mon salaire. Comme ça, pour rien, gratos, tiens voilà c’est cadeau. Ah ben c’est sûr qu’à côté de Jean-Mi, qu’on engraisse d’un salaire annuel à 6 chiffres, je fais petite joueuse. J’aurais dû acheter mon diplôme dans une école de commerce à 30k/an et faire des pince-fesses, moi aussi à l’heure qu’il est, je pourrais me foutre de la gueule d’une collègue sous prétexte qu’elle a 20 ans de moins et des seins. Mais bon, je ne suis pas Jean-Mi, mon métier ne consiste pas à inviter des gens à bouffer et à les ajouter sur LinkedIn.
    Bref, il se gausse donc de mon salaire (dont il ignore le montant by the way) et je reçois ça en pleine figure, complètement paralysée et sous le choc. Je fulminais à tel point que j’avais des plaques rouges sur la moitié du corps (la dernière fois que j’ai autant enragé, c’est quand une ancienne consoeur m’a filé ses écritures à 2h du mat’ la veille d’une audience).
    Et ce fut ma première mise à l’épreuve. Avec sa réflexion de gros beauf qui se croit spirituel, Jean-Mi m’a poussée dans mes derniers retranchements. Il est devenu évident que je devais me protéger. Et la première des choses à faire, c’était de répliquer. Quelques heures plus tard, une fois calmée (merci à mon collègue D. d’avoir supprimé les objets contondants de mon bureau), j’ai envoyé un mail à Jean-Mi. Concis, incisif et ce qu’il fallait de méprisant pour lui dire qu’à l’avenir, il garderait ses remarques philosophiques pour sa grand-mère. Ca a marché. Jean-Mi ne me dit plus bonjour dans les couloirs (grosse grosse perte) mais j’ai retrouvé un peu de fierté. Ce n’est qu’un début, ce n’est pas grand chose, mais j’ai retrouvé un peu de dignité.

tumblr_osbwsh0p3y1s0s7b6o1_400.gif

  • Sur un sujet plus léger (parce que booooon, je sens que j’ai cassé l’ambiance), on a enfin goûté le repas du mariage et quand je dis « on » c’est-à-dire parents included (jusqu’ici, on s’était bien gardé de leur demander leur avis sur un quelconque aspect du mariage, principalement parce que si on avait fait ça, je me marierais sûrement dans le château de Cendrillon avec DJ Serge Reggiani). Mais je savais que le repas, c’était important pour eux, et puis JPS voulait constituer un comité de sélection parce qu’il savait que si ça ne tenait qu’à moi, on mangerait des coquillettes au beurre avec des nuggets. Bref, comme mes parents me demandaient toutes les semaines « quand est-ce qu’on goûte, quand est-ce qu’on goûte, quand est-ce qu’on goûte? », je pensais qu’ils seraient un peu saucés. J’avais vu trop ambitieux, je crois :
  • – Mardi soir? Ah non, je peux pas.
    – Pourquoi?
    – J’ai mon cours d’anglais.
    – Mais Maman, t’es bilingue ! Je comprends même pas pourquoi tu prends des cours d’anglais !
    – Et puis j’ai déjà séché y’a trois semaines à cause de la kermesse de ton neveu. 
    – Tu sèches pour la kermesse de l’école maternelle mais pour mon mariage non?
    – C’est parce que je tenais un stand et je devais préparer un gâteau. 

tumblr_oc43t2lTmp1t36e8uo7_250.gif

  • J’ai enterré ma vie de jeune fille. Enfin je dis ça, mais tout le monde sait que je resterai à jamais une jeune fille, que j’aimerai toujours les paillettes et les figurines en pâte fimo à 70 ans, et que je ne dirai jamais non à des oursons en guimauve. En vrai, c’était surtout un prétexte pour faire un week-end avec mes meilleures potes et avoir les nanas que j’aime le plus dans une même pièce. J’avais fait jurer à Camcam de ne pas me déguiser une lapine Playboy ou de me faire récolter des numéros de téléphone d’inconnus. Sur le plan du strip-teaser, je craignais pas grand chose : je savais que de toute façon, elle aurait bien trop honte de téléphoner. Ce fut doux, tranquille (sauf quand j’ai conduit un bateau et que j’ai clairement failli faire un remake du Titanic). En plus ma copine Fiona m’avait ramené une cargaison de chocolat suisse. J’ai trouvé merveilleux de les voir réunies, toutes différentes, avec des parcours et des vies sans comparaison possible, rire, apprendre à se connaître pour certaines. Je me suis sentie reconnaissante et fière de ces amitiés là, solides. C’était bienveillant, c’était simple, c’était naturel. C’était précieux. 

Rendez-vous sur Hellocoton !

(Wedding post) / J’ai le mari et les pompes, c’est déjà pas si mal.

En fin de compte, c’est pas si compliqué d’organiser un mariage. Certes, j’appréhendais un peu la préparation (mon optimisme légendaire, tout ça) à force de lire sur des forums des messages du genre « help, je me marie en 2019, et nous n’avons toujours pas défini la couleur des naperons et des chemins de table » (mais qui met des naperons et des chemins de table en 2017 déjà?). Bon, je dis pas qu’il m’arrive jamais d’avoir des sueurs froides quand j’ouvre le fichier Excel de nos dépenses, mais après tout, même s’il nous reste 0 économie, AND SO WHAT, est-il absolument nécessaire de se nourrir ?!

fabulous.gif

Donc alleluia, cette semaine, j’ai coché 3 choses de plus sur la liste interminable des choses dont on pense ne jamais arriver à bout mais en fait si, à savoir :

1- Les chaussures : des mois entiers à Googler « chaussures paillettes », dans toutes les occurrences et dans toutes les langues, ça devenait un emploi à plein temps je vous dis. Après avoir éliminé les pompes de drag queen et les Jimmy Choo à 800 balles, j’ai songé un temps au DIY « bombez vos escarpins de colle glitter UHU » avant de me rappeler à quel point j’étais incompétente en travaux manuels. Bref, je finissais toujours par tomber sur d’obscurs sites asiatiques commercialisant des contrefaçons à 9 euros (pour ce prix-là, l’anthrax vient avec) et j’ai plusieurs fois invoqué l’esprit de Carrie Bradshaw pour me venir en aide.

Hangisi

Ah, et pour votre parfaite information, la paire que porte Carrie Bradshaw à son mariage coûte 860 boules.

Finalement, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et j’ai embarqué Camcam pour faire les magasins (j’avais besoin d’un soutien moral car, disons-le, je commençais à me chauffer pour débarquer en Crocs – pailletées, of course). La suite, je vous la fais courte, enfin plus courte que cet après-midi où on a fait 10 boutiques pour finalement ressortir avec la toute première paire sur laquelle j’avais flashée. (Ma mère les déteste). (Je m’en fous). (Penser que j’allais porter des sandales blanches, c’est bien mal me connaître).

2. Les faire-parts : curieusement, c’était une étape bien bien reloue alors que je pensais que ça passerait comme une lettre à la Poste.

le-bigdil-decouvrez-l-improbable-reconversion-de-ramuncho-video-9c660154c737117802-612x340.jpeg

(Lettre/Poste/Faire-part, t’as compris?) (Jeu de mots, Ramuchooo) (Hommage à ma grand-mère) #bigdil

L’industrie du faire-part, c’est quand même un truc curieux, parce que dès que tu veux sortir du traditionnel :

« Monsieur et Madame le Colonel Edmond FERRAND DE LA RISSAUDIERE,

Monsieur et Madame Charles-Patrice DE RESNAY DE SAINT MICHEL, Chevalier de la Légion d’honneur,

ont la joie de vous annoncer le mariage de leur enfants, Edouard et Cunégonde »

eh ben ACCROCHE-TOI A TON SLIP. J’avoue, je suis un peu la Kim Jong-un du faire-part, je ne tolère ni papillons, ni rose, ni dentelle, ni petits coeurs partout, ni papier irisé, ni arabesques, soit 95% de ce que propose l’internet mondial. Ca nous aura valu d’intenses débats avec JPS et à la fin, on était tellement saoulés qu’on a songé à envoyer une invitation Google Calendar à tout le monde.

Anyway, on a fini par s’entretuer trouver un accord et une fois les fameuses invits reçues, il a fallu aller les poster (on en revient toujours à cette histoire de lettre à la Poste, vous remarquez).

Alors c’est fastoche pour les invités vivant en France, mais on avait surtout une bonne vingtaine d’invits à envoyer à l’étranger, et c’était quasiment JAMAIS le même pays. Dooooonc je me rendis joyeusement à la petite borne « affranchissement » de la Poste pour timbrer tout ça, parce que je sais pas si vous connaissez le tarif pour St Barth mais moi non (ouais, j’ai un ami qui habite à Saint Barth, il connaît même Johnny mais je raconterai ça une autre fois).

Et c’est là que les réjouissances commencent. Parce que pour commander une vignette, il faut:
– cliquer sur « Affranchir une lettre »
– puis sur « Monde »
– taper le nom du pays
– cliquer sur le nom du pays
– valider le nom du pays
– peser la lettre
– choisir si on veut un envoi simple, suivi ou par pigeon voyageur
– choisir le nombre d’étiquettes
– re-valider à nouveau
– choisir « affranchir un autre envoi »
et ainsi de suite pour chaque pays. VINGT FOIS DE SUITE DONC
En plus, avec mes petits doigts boudinés, j’avais tendance à appuyer sur les mauvaises touches, du coup ça faisait « JABON », la borne ne reconnaissait pas le pays et j’étais là « mais J-A-P-O-N bordel à nouilles, JA-POOOON », parce que franchement, à une lettre près, elle pourrait s’en douter.

tumblr_oq7br3riBo1si5tqro1_500.gif

J’ai mis une bonne demie-heure à tout commander, puis j’ai enfin validé et un code de carte bancaire plus tard, la borne a commencé à imprimer les vignettes. Et là, c’est le drame : Y’AVAIT PAS LE NOM DES PAYS DESSUS. Et évidemment, j’avais pas retenu les tarifs exacts pour chaque destination, je me souvenais seulement m’être dit « ah ça va, c’est pas si cher la Nouvelle-Zélande vu la distance, je devrais écrire plus souvent à Thomas », mais c’est tout.

Du coup, j’ai dû à nouveau simuler une commande, avec la borne et mes doigts boudinés, et noter un à un les tarifs. J’ai jamais passé autant de temps à la Poste, mais voyons le côté positif : je pense que je peux maintenant demander une VAE affranchissement.

3 – La coiffure :  bon, en vrai, ce point n’est pas du tout réglé. Déjà parce que je ne trouve pas le sujet passionnant en soi et que même quand je me motive pour me faire un super brushing, j’ai l’air d’un bobtail une heure après. Ensuite parce que la grande tendance chez les mariées en ce moment, c’est la couronne de fleurs : déjà que je me marie à la campagne, autant dire que je souhaiterais limiter le côté Caroline Ingalls.

tumblr_n658jqr76x1tzdadbo1_500.gif

J’ai quand même poussé la porte du salon de Léon, le coiffeur de ma belle-mère, « celui qui est homosexuel mais qui coiffe très très bien » (2017, oui, on est en 2017). On a commencé à discuter et au bout de 5 minutes, il me racontait la vie de la moitié du village :

– Madame Cresson, que j’ai coiffée pour son mariage, elle a trompé son mari le soir même de leurs noces ! (nb : A partir de là, je me suis jurée de ne jamais rien dévoiler de personnel à Léon).

Direct, il a semblé comme pris d’une révélation divine, il m’a regardée attentivement et m’a dit « aaah, j’ai une idée qui me vient tout de suite en vous regardant, quelque chose qui vous irait SU-PER bien ». Moi, j’avais glâné 2-3 photos sur Pinterest sans grande conviction, et il avait l’air si inspiré que j’ai dit « banco, you can do what you want, what you really really want ».

tumblr_nzgyvvrk0f1s8dr5oo1_500.gif

=> Leçon à retenir : arrêter de faire confiance aux inspirations des gens qui ne me connaissent pas.

C’était pas vilain, hein. Mais Léon, en tant que coiffeur, il doit lire « Gala » et « Point de vue » toutes les semaines, ça doit influencer son travail et du coup il m’a fait un chignon dans le style « Tatiana épouse le Prince Philip de Suède », qui ressemblait à tout sauf à moi. Même JPS m’a pas reconnue :

– Non mais c’est bien fait hein…
– Ca va, je compte pas garder cette coiffure pour le jour du mariage
– Ah ouf, tu me rassures !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Retrouvez-moi en jogging le jour du mariage

L’autre jour, ma mère, Camcam et moi, on avait rendez-vous pour que je réessaie ma robe de mariée. J’étais impatiente parce que la dernière fois remontait au début de l’année et « robe de mariée », c’était beaucoup dire, vu que j’essayais une toile, c’est-à-dire un pseudo tee-shirt grossièrement découpé dans un tissu qui se rapproche de la toile de jute. Cette fois, ça devenait un peu plus concret : le couturier avait pris les mesures de chaque recoin de mon corps y compris mes aisselles (il a forcément dû constater à quel point je suis bombasse),  j’allais enfin voir le résultat. Et le résultat, je l’ai vu, parce qu’à peine la robe enfilée, je me suis mise à chialer, au point que Camcam a dû me filer ses deux paquets de mouchoirs et me prêter sa Ventoline. J’avais l’impression d’avoir des seins encore plus gros qu’à l’accoutumée (merci la génétique familiale), des fils pendaient de partout et j’avais juste l’air ridicule et déguisée. Là, j’ai supplié le couturier de changer de modèle, parce que j’étais moche et que JPS le penserait sûrement aussi.

Et puis je me suis réveillée.

who.gif

Donc ça, c’est moi depuis bientôt deux mois.  Alors oui, j’en conviens, il y a des choses plus importantes dans la vie surtout en ce moment (je pourrais potentiellement être amenée à me marier devant le portrait d’une sorcière blonde, mais dans ce cas, JPS et moi on a convenu qu’on décalerait le mariage de 5 ans).

Il faut dire que ma mère n’arrange pas les choses. Ma mère, c’est la Prêtresse du Doute niveau 115 et croyez-moi qu’en la matière, elle pèse dans le game. Et comme en plus, elle est du genre  »  »  »  »  » « légèrement »  »  »  »  »  » anxieuse (et c’est comme les gros seins, j’ai eu ça en héritage), rien de mieux que de reporter ses angoisses existentielles sur ma personne. Du coup, le dernier truc qu’elle ait trouvé, c’est de me montrer les photos qu’elle a prises lorsque j’essayais d’autres robes que la mienne :

– Elle était belle celle-ci aussi… Tu la trouves pas mieux que celle que t’as choisi finalement? Non quand même, tu es sûre d’avoir bien réfléchi? Parce que là t’étais vraiment canon. T’es bien sûre de toi hein? hein? hein? HEIN?

(Non, je ne suis pas sûre de moi, et franchement, tout ça me perturbe).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Craquage nerveux in process

Le temps passe passe passe et beaucoup de choses ont changé comme diraient Jacky et Ben-J, mais une chose persiste : ma bronchite, dont nous célébrons la 4ème semaine d’existence. Pour fêter ça, mes allergies à l’ensemble des arbres et pollens recensés dans le Larousse jardinage reviennent, et j’ai aussi hérité d’une conjonctivite. Bref, reniflante, le nez pelé et borgne, laissez-moi vous dire que mon potentiel séduction est à son maximum.

youhou.gif

Bon mais à part cracher mon appareil respiratoire, j’essaie aussi de travailler, et parfois je me demande à quoi ça sert vu que de toute façon, un client, ça n’entend que ce que ça veut. Exemple : les deux types qui sont venus y’a 6 mois (je les appelle Minus et Cortex parce que l’un est petit et trapu et censé être le cerveau du duo, alors que l’autre est grand et tout maigre, il acquiesce bêtement à tout ce que dit son pote et il a 0% de libre arbitre) pour une histoire de travaux avec un entrepreneur. Je leur ai dit que j’avais besoin de lire le contrat pour être en mesure de donner un avis (tu demandes pas à un médecin de faire un diagnostic sans t’ausculter), et rien que ça, ça a pris 8 semaines parce qu’en 2017, c’est apparemment très technique et complexe d’envoyer un mail avec pièce jointe.
Ensuite, leur contrat, je l’ai lu, c’était une grosse daube, je leur ai dit « non non non, signez pas ça, si les travaux merdent ou prennent trois siècles de retard, vous pourrez JAMAIS être indemnisés ». Ils m’ont demandé si j’étais sûre, si y’avait pas moyen de, non parce que quand même, et je leur ai répété nein nein nein, signez pas, c’est une grosse arnaque.

Et devine qui a signé quand même parce que « bouaaaarf, on prend le risque, de toute façon, ce genre de trucs n’arrive JA-MAIS  » ?

Et qui revient maintenant me dire que « c’est la cata, les travaux vont avoir minimum 8 mois de retard, ils se sont trompés sur les plans, ils ont construit des chiottes en plein milieu d’une salle de réunion » (sans déc, même moi qui sais pas lire une carte, je serais pas aussi nulle) et qui me demande si, par hasaaard,  « juridiquement je connais quelque chose à faire » (je suis pas magicienne) (bien fait) (essaie un cierge à Ste Rita, t’as p’tètre une chance).

doigt.gif

Sinon, dans la série « je pisse dans un violon », parlons du client qui nous a envoyé un chèque et, pas de bol, le chèque s’est fait intercepter sur le chemin postal, un malfaisant a rayé « à l’ordre de Mademoiselle Hortensia » pour écrire à la place  « à l’ordre de Bidule Chouette » et encaisser 300 euros tout chauds. Bon, ben c’est dommage, mais j’y peux rien, moi-même j’ai un colis en attente depuis 4 mois à la plateforme Briard que j’arrive pas à débloquer alors voyez-vous, je n’ai pas mes entrées à la Poste. Donc j’ai conseillé au client susmentionné d’aller porter plainte s’il voulait se faire rembourser par son assurance, mais il avait décidé que c’était à moi d’y aller, et il a fallût que je m’y reprenne à cinq fois pour lui expliquer que je n’étais pas le tireur du chèque et que ça ne servirait à rien (au départ, il a vaguement menacé d’appeler 60 millions de consommateurs et puis il a dû faire une rapide recherche Google et voir que j’avais raison, la foi en l’internet est plus grande qu’en quelqu’un dont c’est le métier, que voulez-vous).

Cet épisode passé, ma boss, qui pense sans doute que je m’ennuyais le week-end, m’a proposé de venir également travailler le samedi :

– On pourrait faire plein des choses le samedi ! Organiser une course en sacs, vendre des gâteaux, ranger les dossiers…Qu’en pensez-vous, ça peut être bien, non ?

Sans complément de salaire ni jour de rattrapage, bien évident. De toute évidence, de longues semaines sans interruption devant l’écran de son ordi l’ont empêchée de voir qu’on avait inventé un truc pratique appelé CODE DU TRAVAIL. J’ai dû user de toute la diplomatie du monde pour lui expliquer que j’avais ce qui s’appelle UNE VIE après le boulot, avec plein d’activités passionnantes pour la remplir (même si mon activité principale, c’est choisir les faire-parts de mariage avec JPS, mon rôle consistant surtout à critiquer les nombreux modèles niais/moches/ringards que je vois, ça prend du temps).

Bref, comme vous pouvez le constater, je suis sur les rotules, vous pouvez m’envoyer des Shoko-bons pour me réconforter (pas trop, parce que ça vaut 2 points WW) ou, à défaut, des bisous, je prends aussi. A plus guys.

bye

Rendez-vous sur Hellocoton !

Allô Maman Bobo.

Bon, ça faisait quand même 6 mois que mes fonctions vitales étaient bonnes, du coup mon corps a jugé qu’il était grand temps de tomber malade et qu’une solide rhino-bronchite avec crachage de poumons en règle était de bonne augure. Tout ça évidemment pile quand ma boss m’assomme de taff ras-la-tronche avec des délais plus serrés que le string de Kim K. :

– quand vous aurez fini d’étudier les 4500 pages du business plan du rachat de la multinationale concurrente, vous me ferez un rapport synthétique sur l’évolution de la législation de 1974 à nos jours.
– d’accord…
– bon c’est bon, il est fini, ce rapport ?

sheldon.gif

Comme la station debout m’était passablement difficile vu que j’avais envie de vomir chaque fois que je posais le pied à terre, je me suis dit, une fois n’est pas coutume, tu vas rendre visite à ton médecin que tu n’as pas vu depuis 2014. Bon ben déjà c’était pas lui : il a eu l’indécence de se barrer en vacances pile pour ma visite trisannuelle, le mufle. A la place, il y avait son remplaçant, qui, visiblement, avait dû financer ses études de médecine en faisant du mannequinat, à en croire ses yeux bleu azur et ses dents parfaitement blanches.

joey.gif

Bon, soyons clairs, c’est pas emmitouflée dans un pull trop large en mode Deschiens, puant le Vicks Vaporub et les yeux éclatés que je dégageais un quelconque sex appeal (JPS, si tu passes par là, de toute façon t’es le seul que j’aime).

Et donc, quand le Doc m’a dit que j’étais hyper contagieuse et que ça méritait bien plusieurs jours d’arrêt, devinez qui a répondu « ah non non, je peux pas, juste un jour ça ira, après j’ai le week-end pour me reposer » ?

dummy.gif

Et qui, après un jour d’arrêt et un week-end de repos est toujours aussi mal et a envie de crever sur place à l’idée de retourner au boulot demain? (bon, je remets pas le gif, mais vous êtes un public intelligent, vous aurez compris que c’est moi la bouffonne en chef).

Des fois, je me demande vraiment à quoi ça sert d’avoir de la conscience professionnelle, alors que de toute évidence, ma boss n’aura jamais la moindre reconnaissance (preuve en est ce lapidaire texto : « OK, bien noté » après que je lui ai dit que j’étais au fond du lit et que peut-être j’allais mourir). Bref, si demain je retourne au boulot en rampant, aphone, aussi essoufflée que MBDF après avoir fait la revue d’une crème hydratante, je sais que la seule chose que je récolterai, c’est une réflexion sur le fait d’avoir été en arrêt de travail pour la première fois depuis un an et demi.  Voyons les choses en face, ce n’est pas ma nouvelle collègue de boulot qui pourra me sauver la mise, vu qu’elle s’applique à faire du 10h – 17h45 alors qu’elle est encore en période d’essai, pour un salaire d’environ 2 fois le mien. Well, well, well, sur ce, je retourne analyser les traumatismes d’enfance liés à ce sentiment de culpabilité permanent (bon en fait, je vais méditer sur mon immense connerie, quoi). A plus les mecs, kiff sur vous.

Rendez-vous sur Hellocoton !